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Actualités - Chronologie

Khatami propose un de ses proches alliés comme ministre de l'Intérieur

Le président iranien Mohammad Khatami a désigné l’un de ses plus proches collaborateurs, le vice-président Abdolvahed Moussavi-Lari, au poste politiquement très sensible de ministre de l’Intérieur. Le poste était occupé par M. Abdollah Nouri, démis de ses fonctions en juin par le Parlement, provoquant une crise ouverte entre l’assemblée dirigée par les conservateurs et le gouvernement réformateur. M. Moussavi-Lari doit toutefois obtenir l’investiture des députés, conformément à la constitution iranienne qui prévoit que tous les ministres soient soumis à un vote de confiance individuel pour pouvoir prendre leurs fonctions. Le président du Parlement, Ali Akbar Nategh-Nouri, qui a annoncé mercredi en séance publique la candidature de M. Moussavi-Lari, a ajouté que ce vote de confiance serait organisé mercredi prochain. Le résultat sera un nouvel indicateur des rapports de force entre factions réformatrices et conservatrices qui se déchirent au sein du régime. M. Moussavi-Lari, 44 ans, est considéré comme l’un des conseillers les plus influents du président Khatami et l’un de ses plus anciens alliés politiques. Il est issu de la gauche islamique iranienne, l’une des deux tendances, avec les modérés, de la coalition réformatrice qui soutient M. Khatami. Secteurs délicats Comme le chef de l’Etat, il est membre du clergé chiite, avec rang d’hodjatoleslam, en dessous de celui d’ayatollah. Il porte, lui aussi, le turban noir des «seyed», ceux qui affirment descendre du prophète Mahomet. Ancien député, il a également été vice-ministre de la Culture et de l’Orientation islamique à la fin des années 80, à l’époque où M. Khatami dirigeait ce ministère. Opposant dans sa jeunesse au régime du Chah, il a fait deux ans de prison en 1974-75, et devient par la suite l’un des émissaires de l’ayatollah Khomeiny pendant son exil à Najaf (Irak) avant la révolution islamique. Après la révolution, il devient, de 1981 à 1986, l’un des responsables de l’importante l’organisation chargée des pèlerinages. Mis à l’écart après les élections législatives de 1992 et la montée en puissance des conservateurs, il a refait surface en août dernier lors de la formation du gouvernement de M. Khatami en devenant l’un des sept vice-présidents du pays. Les affaires parlementaires et juridiques dont il est chargé depuis près d’un an sont deux secteurs très délicats en raison de la prédominance des conservateurs au sein de l’assemblée et du pouvoir judiciaire. Le précédent ministre de l’Intérieur, l’hodjatoleslam Abdollah Nouri, lui aussi très proche de M. Khatami, avait été démis de ses fonctions par une motion de censure adoptée le 21 juin par le Parlement. S’il est investi, M. Moussavi-Lari aura la mission délicate de préparer l’élection en octobre prochain du Conseil des experts, une importante assemblée de religieux élue au suffrage universel. Ce Conseil est chargé de nommer ou de révoquer le guide de la République et numéro un du régime, actuellement l’ayatollah Ali Khamenei. Il devra également préparer un autre rendez-vous politique crucial, l’élection législative générale prévue dans moins d’un an et demi, au printemps 2000. (AFP)
Le président iranien Mohammad Khatami a désigné l’un de ses plus proches collaborateurs, le vice-président Abdolvahed Moussavi-Lari, au poste politiquement très sensible de ministre de l’Intérieur. Le poste était occupé par M. Abdollah Nouri, démis de ses fonctions en juin par le Parlement, provoquant une crise ouverte entre l’assemblée dirigée par les conservateurs et le gouvernement réformateur. M. Moussavi-Lari doit toutefois obtenir l’investiture des députés, conformément à la constitution iranienne qui prévoit que tous les ministres soient soumis à un vote de confiance individuel pour pouvoir prendre leurs fonctions. Le président du Parlement, Ali Akbar Nategh-Nouri, qui a annoncé mercredi en séance publique la candidature de M. Moussavi-Lari, a ajouté que ce vote de confiance serait organisé mercredi...