La Banque mondiale a engagé un montant de prêts-record de 28,6 milliards de dollars pour l’exercice fiscal 1998, reflètant l’aide fournie au lendemain de la crise asiatique. L’année précédente, les engagements de la Banque mondiale n’avaient porté que sur 19,1 milliards de dollars. Lors de l’exercice fiscal 1998, les déboursements ont atteint 25,5 milliards de dollars contre 19,8 milliards en 1997, selon un bilan publié mercredi par l’institution internationale de développement. Quelque 21 milliards de dollars ont été engagés par la Banque mondiale elle-même sur 151 projets contre 14,5 milliards sur 141 projets l’année d’avant et 7,5 milliards de dollars sur 135 projets ont été promis par l’AID-IDA, l’agence de la Banque qui prête sans intérêt aux pays les plus pauvres. L’Asie du sud-est est devenue cette année de loin le premier client de l’organisation de développement, drainant pour 9,62 milliards de dollars de promesses de prêts contre 4,9 milliards en 1997. Cette somme ne représente qu’un peu plus de la moitié du total des promesses de la Banque à la région sur plusieurs années, soit 16 milliards de dollars. La Corée du Sud devient le premier emprunteur, toutes régions confondues, avec 5 milliards de dollars. En Asie du sud-est, elle est suivie de l’Indonésie (703,2 millions) et de la Thaïlande (380 millions). En ce qui concerne les projets, une grosse partie des financements est allée au soutien du secteur financier (5,42 milliards de dollars). L’Afrique également a vu son soutien par la Banque mondiale nettement progresser. Les engagements passent de 1,74 milliard de dollars en 1997 à 2,87 milliards en 1998. Quelque 28 pays d’Afrique en ont profité particulièrement dans le secteur des transports, de la société (santé, éducation) et de l’énergie. L’Asie du sud a attiré 3,86 milliards de prêts sur 25 projets. L’Europe et l’Asie centrale ont reçu 5,22 milliards de dollars d’engagements de prêts, la Russie étant pour la région le plus important emprunteur avec 1,63 milliard de prêts. L’Amérique latine et les Caraïbes ont attiré 6,04 milliards d’engagements sur 68 projets, centrés d’abord sur l’éducation (1,1 milliard), la santé et la nutrition (824 millions). Au Proche-Orient et en Afrique du nord, les engagements se sont montés à 968 millions de dollars contre 915 millions en 1997. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Banque mondiale a engagé un montant de prêts-record de 28,6 milliards de dollars pour l’exercice fiscal 1998, reflètant l’aide fournie au lendemain de la crise asiatique. L’année précédente, les engagements de la Banque mondiale n’avaient porté que sur 19,1 milliards de dollars. Lors de l’exercice fiscal 1998, les déboursements ont atteint 25,5 milliards de dollars contre 19,8 milliards en 1997, selon un bilan publié mercredi par l’institution internationale de développement. Quelque 21 milliards de dollars ont été engagés par la Banque mondiale elle-même sur 151 projets contre 14,5 milliards sur 141 projets l’année d’avant et 7,5 milliards de dollars sur 135 projets ont été promis par l’AID-IDA, l’agence de la Banque qui prête sans intérêt aux pays les plus pauvres. L’Asie du sud-est est...