Les pétales de souci, les fruits de sureau, les graines de pavot ou les fleurs d’hémérocalles constituent quelques-uns des éléments de base qu’utilise Olivier Delacroix, un cuisinier atypique, pour ses plats à base de fleurs et de plantes cultivées dans son jardin de Normandie. Dans sa propriété de Saint Victor l’Abbaye (nord-ouest de la France), à une trentaine de kilomètres de Rouen, Olivier Delacroix propose aux amateurs de cuisine «proche de la nature» ses spécialités provenant directement de son jardin-verger où poussent pêle-mêle des fleurs de roquette ou de choux, des roses, des chrysanthèmes «pour la sauce chop suey», de la bourrache, de la sauge et même des orties. Architecte de formation, Olivier Delacroix est «venu à la cuisine par hasard et sur le tas». Son goût de mêler les aliments traditionnels aux plantes et aux fleurs lui vient de son enfance, explique-t-il. Dans sa cuisine aux odeurs d’antan, Olivier Delacroix aime concocter par «infusions» de pétales de rose pour en faire de l’eau de rose et «agrémenter une gelée de pommes». Il fait aussi de la confiture de fleurs de pissenlit ou encore du sirop ou du vin de sureau. «Avec la rose, on peut également effeuiller les pétales pour enlever l’amertume, les mélanger avec du beurre et napper des canapés décorés à l’aide de pétales de rose cristallisés», raconte avec passion le chef. Olivier Delacroix affirme travailler en compulsant de nombreux ouvrages sur la cuisine à base de plantes et se dit très inspiré par le célèbre chef français Marc Veyrat, patron de «l’Auberge de l’Eridan» à Veyrier-du-Lac (est de la France. Il passe aussi beaucoup de temps dans son jardin à observer, humer et goûter les produits de son potager fleuri, comme les hémérocalles, une fleur très appréciée dans la cuisine chinoise et qu’il utilise en salant la fleur et l’agrémentant d’ail pour accompagner un fromage. Pour ses menus-type, Olivier Delacroix aime proposer le hareng mariné accompagné d’une salade de lentille relevée de fleurs de bourrache, mais aussi des beignets à la fleur d’acacia ou de pissenlit. Son plat préféré est le rôti de porc aux fleurs de sauge, mélangé à une purée de pomme de terre aux orties ornée de pétales de fleurs de souci. Les amateurs de nouveautés apprécieront le coquelicot en salade ou la salade de fleurs de roquette avec du Neuchâtel chaud, le fromage traditionnel de Normandie. En dessert, le chef du domaine de Saint Victor l’Abbaye sert, selon les saisons, une soupe de fraises au sureau sans oublier le sorbet de sureau ou encore la tarte aux abricots avec une sauce de fleurs de tilleul. (AFP)
Les pétales de souci, les fruits de sureau, les graines de pavot ou les fleurs d’hémérocalles constituent quelques-uns des éléments de base qu’utilise Olivier Delacroix, un cuisinier atypique, pour ses plats à base de fleurs et de plantes cultivées dans son jardin de Normandie. Dans sa propriété de Saint Victor l’Abbaye (nord-ouest de la France), à une trentaine de kilomètres de Rouen, Olivier Delacroix propose aux amateurs de cuisine «proche de la nature» ses spécialités provenant directement de son jardin-verger où poussent pêle-mêle des fleurs de roquette ou de choux, des roses, des chrysanthèmes «pour la sauce chop suey», de la bourrache, de la sauge et même des orties. Architecte de formation, Olivier Delacroix est «venu à la cuisine par hasard et sur le tas». Son goût de mêler les aliments...
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