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Actualités - Chronologie

Eté impressionniste

Exposition,concerts, régates, feux d’artifice, conférences et gastronomie: le pittoresque port de Honfleur, dans l’estuaire de la Seine, marque avec éclat tout l’été le centenaire de la mort de l’enfant du pays, le père de l’impressionnisme, Eugène Boudin (1824-1898). Aux côtés d’une vingtaine de musées français, canadiens (Musée du Québec, Musée des Beaux-Arts de Montréal), américain (Barber Institut of Fine Arts de Birmingham), tchèque (Oblastni galerie de Liberec), suisse (Fondation Gianadda de Martigny), britannique (Artemis Fine Arts de Londres) et belge (Musée d’Art moderne de Liège) ont apporté leur concours à une exposition sur le thème «Eugène Boudin en Normandie». Jusqu’au 4 octobre sont réunis plus de 100 peintures et presqu’autant de dessins consacrés exclusivement aux thèmes de prédilection de l’artiste: les plages à crinolines, les rivages aux ciels balayés de nuages, les ports de Honfleur et du Havre, les marchés, les poissonneries, les laveuses ou les pâturages avec des vaches, confinant à l’abstraction. Installée au Musée municipal que Boudin avait lui-même créé en 1868 avec son ami-peintre Louis-Alexandre Dubourg et auquel il légua 53 de ses peintures et 17 œuvres de ses amis, l’exposition se limite volontairement aux œuvres consacrées à la Normandie. Le peintre, né à Honfleur, y a toujours gardé des liens privilégiés, familiaux et amicaux, entre autres avec le mécène d’origine néerlandaise, Pieter Van der Velde. A la fin de sa vie, il s’était fait transporter à Deauville, à quelques encablures de Honfleur, pour y mourir. Admiré de son vivant par Corot, Baudelaire, Courbet et son élève, Monet, Boudin côtoie, tout près de Honfleur, à la ferme Saint-Siméon, de nombreux peintres comme Jongkind, Daubigny ou Diaz. Engouement Dans l’auberge réputée pour la beauté de sa vue panoramique sur l’estuaire de la Seine, il capte les subtiles et rapides variations lumineuses typiques à l’estuaire, inaugurant une démarche que reprendront les impressionnistes. En 1992, une grande rétrospective avait réuni à Honfleur aussi les tableaux exécutés lors des séjours à Paris, en Bretagne et dans le Midi de la France, en Belgique, aux Pays-Bas ou à Venise. Elle avait vu partir de nombreux marins vers l’Amérique, l’Afrique, l’Inde. Parmi eux, l’explorateur Samuel Champlain, fondateur du Québec en 1608. La rétrospective suscita un engouement pour Boudin, notamment au Japon et dans plusieurs pays d’Amérique latine. Une grande exposition se tient actuellement à Bogota. Mais sans être les œuvres majeures de Boudin, ce sont ses représentations furtives et lumineuses des citadins en chapeaux haut de forme, crinolines et ombrelles, s’adonnant aux plaisirs des bains de mer, qui ont fait la réputation du peintre, longtemps considéré comme un petit maître. L’hommage qui lui sera rendu autour de l’exposition tout au long de l’été veut recréer le temps d’Eugène Boudin à Honfleur, village d’art, un centre touristique très fréquenté. Le traditionnel feu d’artifice de la fête nationale du 14 juillet ont été sonorisé avec des musiques du XIXe siècle, contemporaines d’Eugène Boudin, et des vieux gréements feront une sortie en mer vers Trouville et Deauville, villes chères à l’artiste. La gastronomie aussi aura sa place. Mais faute de la célèbre ferme Saint-Siméon, transformée en hôtellerie de luxe tenue par des Suisses, elle trouvera refuge dans une autre ferme, celle de la Grande Cour, située sur la falaise surplombant l’estuaire. (AFP)
Exposition,concerts, régates, feux d’artifice, conférences et gastronomie: le pittoresque port de Honfleur, dans l’estuaire de la Seine, marque avec éclat tout l’été le centenaire de la mort de l’enfant du pays, le père de l’impressionnisme, Eugène Boudin (1824-1898). Aux côtés d’une vingtaine de musées français, canadiens (Musée du Québec, Musée des Beaux-Arts de Montréal), américain (Barber Institut of Fine Arts de Birmingham), tchèque (Oblastni galerie de Liberec), suisse (Fondation Gianadda de Martigny), britannique (Artemis Fine Arts de Londres) et belge (Musée d’Art moderne de Liège) ont apporté leur concours à une exposition sur le thème «Eugène Boudin en Normandie». Jusqu’au 4 octobre sont réunis plus de 100 peintures et presqu’autant de dessins consacrés exclusivement aux thèmes de...