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Actualités - Chronologie

Une licence d'histoire à 80 ans

Une arrière-grand-mère de 80 ans, Frédérique Chavenet, vient d’obtenir sa licence d’histoire à l’université de Poitiers soixante-trois ans après avoir brillamment réussi son baccalauréat. Quatre enfants et treize petits et arrière-petits-enfants plus tard, Frédérique Chauvenet s’était décidée à reprendre des études «pour ne pas s’ennuyer», a-t-elle expliqué. Cette octogénaire à la voix enjouée s’en veut pourtant de ne pas avoir obtenu sa licence avec mention. «Seulement passable... En bien, je suis vexée», dit-elle. Le bac en poche à 17 ans, Frédérique avait voulu poursuivre des études de lettres, mais l’Histoire en avait décidé autrement: la guerre éclate. Des enfants naissent et Frédérique n’a pas de temps à consacrer à des études. Documentaliste de métier, elle épouse un sculpteur et s’installe à Paris, dans le quartier des artistes de la cité Fleurie, où elle passe cinquante ans. «J’ai eu une vie intéressante, à fréquenter des artistes et des créateurs», se souvient-elle. Lorsque Frédérique retourne en son «pays», à Thouars, dans les Deux-Sèvres, elle se passionne pour le passé de sa région et découvre, affirme-t-elle, le tombeau de Marguerite d’Ecosse, première femme de Louis XI, à Thouars même, puis se lance pendant deux ans dans la restauration du tombeau. Ce n’est qu’une fois ce long travail achevé qu’elle entreprend ses études d’histoire, qui l’ont conduite avec succès à la licence. Mais Frédérique Chauvenet ne veut pas entendre parler de retraite: dès octobre, elle commencera à plancher sur son mémoire d’histoire médiévale. Thème choisi: Richard Cœur de Lion en Poitou, une histoire on ne peut plus «poétique», affirme cette dynamique arrière-grand-mère. (AFP)
Une arrière-grand-mère de 80 ans, Frédérique Chavenet, vient d’obtenir sa licence d’histoire à l’université de Poitiers soixante-trois ans après avoir brillamment réussi son baccalauréat. Quatre enfants et treize petits et arrière-petits-enfants plus tard, Frédérique Chauvenet s’était décidée à reprendre des études «pour ne pas s’ennuyer», a-t-elle expliqué. Cette octogénaire à la voix enjouée s’en veut pourtant de ne pas avoir obtenu sa licence avec mention. «Seulement passable... En bien, je suis vexée», dit-elle. Le bac en poche à 17 ans, Frédérique avait voulu poursuivre des études de lettres, mais l’Histoire en avait décidé autrement: la guerre éclate. Des enfants naissent et Frédérique n’a pas de temps à consacrer à des études. Documentaliste de métier, elle épouse un...