Forza Italia manifeste en faveur de Silvio Berlusconi
le 15 juillet 1998 à 00h00
Des manifestations en faveur du magnat de la communication italien Silvio Berlusconi ont été organisées dans toute l’Italie par son parti Forza Italia. Environ 200 personnes se sont rassemblées devant la Chambre des députés à Rome, au cri de «Oui à la vraie justice», pour protester contre la condamnation du chef de l’opposition à 28 mois de prison pour financement illicite du parti socialiste de Bettino Craxi. D’autres rassemblements ont été organisés devant le palais de justice de Milan, où les conseillers municipaux de droite ont rejoint les quelques dizaines de manifestants qui dénonçaient «les juges rouges», à Gênes, Naples, Bologne, Potenza, Ancone et Palerme. Dans un message diffusé sur les trois chaînes de télévision nationales qu’il possède, M. Berlusconi a contesté la décision des juges de Milan et estimé qu’il y avait «un projet politique précis pour l’éliminer». Il a accusé la gauche de vouloir éliminer l’opposition «pour gouverner indéfiniment». M. Berlusconi a balayé les accusations portées à son encontre en assurant qu’il n’avait causé de dommage à personne. En décembre dernier, M. Berlusconi a été condamné à 16 mois de prison pour faux en écriture et il a été condamné la semaine dernière à 33 mois de prison pour corruption du fisc. La première sentence a été amnistiée et il a fait recours contre la seconde sentence. Cependant, l’amnistie de la première condamnation devrait être révoquée à la suite des deux condamnations supérieures à deux ans. L’initiative de Forza Italia a été sévèrement condamnée par le président du groupe des députés démocrates de gauche (DS, majorité social-démocrate), Fabio Mussi. «C’est exécrable», a-t-il dit, «Si on a un peu d’amour de la patrie, les institutions doivent être sauvegardées, pas contestées», a-t-il ajouté. M. Berlusconi a reçu en revanche le soutien de ses alliés démocrates-chrétiens et post-fascistes qui ont estimé qu’il était une «victime politique» d’un «tribunal spécial». M. Berlusconi était accusé de faux en écriture de bilan de son groupe de communication Fininvest afin de financer illégalement le PSI. Entre janvier 1991 et novembre 1992, 22 milliards de lires (12,5 millions de dollars) sont passés, selon l’accusation, des caisses de la Fininvest à celles de Bettino Craxi, par l’intermédiaire notamment de comptes en Suisse. Selon la défense, il s’agissait du paiement de droits télévisés de «All Iberian», une filiale de la Fininvest, à l’homme d’affaires Tarak Ben Ammar. Le leader de l’opposition est également mis en cause dans plusieurs autres affaires en cours. (AFP)
Des manifestations en faveur du magnat de la communication italien Silvio Berlusconi ont été organisées dans toute l’Italie par son parti Forza Italia. Environ 200 personnes se sont rassemblées devant la Chambre des députés à Rome, au cri de «Oui à la vraie justice», pour protester contre la condamnation du chef de l’opposition à 28 mois de prison pour financement illicite du parti socialiste de Bettino Craxi. D’autres rassemblements ont été organisés devant le palais de justice de Milan, où les conseillers municipaux de droite ont rejoint les quelques dizaines de manifestants qui dénonçaient «les juges rouges», à Gênes, Naples, Bologne, Potenza, Ancone et Palerme. Dans un message diffusé sur les trois chaînes de télévision nationales qu’il possède, M. Berlusconi a contesté la décision des juges de...
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