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Actualités - Chronologie

Des échanges commerciaux qui ne reflètent pas la qualité des relations politiques

Le poids commercial de la France sur le marché syrien continue d’être faible, en dépit du règlement en 1996 du contentieux portant sur les arriérés de paiements accumulés par la Syrie, qui empêchaient l’amélioration des relations économiques. «Nos échanges commerciaux ne reflètent pas la qualité de nos relations politiques», a déploré le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères Yves Doutriaux, à la veille de la visite d’Etat, jeudi, à Paris, du président syrien Hafez el-Assad. Le groupe suédois Ericsson a remporté en juin devant notamment le français Alcatel un important contrat de 118 millions de dollars pour l’installation d’un million de lignes téléphoniques en Syrie. Plusieurs autres projets continuent d’être suivis par les entreprises françaises. Mais on ignore quand ils pourront aboutir tant la prise de décision est lente en Syrie, un pays qui veut se moderniser, mais qui ne s’en donne pas suffisamment les moyens, estiment les experts. Parmi ces projets: la construction d’une cimenterie clef en main à Hama, d’un montant de plus de 200 millions de dollars, la livraison de radars civils pour les aéroports de Damas et Alep (nord) et la mise en valeur de champs gaziers. Ce dernier est considéré, dans les milieux proches du dossier, comme un important projet dans lequel l’entreprise pétrolière française Elf serait associée à Shell. Mais, là encore, aucun appel d’offre n’a été lancé. Des échanges déficitaires au détriment de la France Depuis la visite du président français Jacques Chirac à Damas en octobre 1996, les entreprises françaises ont décroché deux contrats: la commande de 6 Airbus A320 par Syrian Air, et la livraison de locomotives par GEC Alsthom pour quelque 60 millions de dollars. Les échanges commerciaux sont déficitaires au détriment de la France. Le solde négatif a même doublé en 1997 par rapport à l’année précédente: 1,75 milliard de francs (250 millions USD) contre 800 millions de francs (130 M USD). Les principaux produits achetés par la France, selon des chiffres français, sont le pétrole brut. Ce produit a constitué l’an dernier 87% des importations françaises en provenance de Syrie contre environ 60% un an plus tôt. La France est présente à travers Elf Aquitaine dans le secteur pétrolier syrien qui produit quelque 600.000 barils/jour. L’augmentation des achats de brut (+27% en 1997) due à la baisse des prix, et le tassement des achats syriens expliquent en partie le déficit français. La France exporte essentiellement des denrées alimentaires (sucre), des produits chimiques et des équipements industriels vers la Syrie. En 1997, le solde commercial de la Syrie, qui traverse depuis au moins deux ans une crise économique, a accusé un déficit de l’ordre de 630 millions de dollars. Plus de la moitié (57%) des exportations syriennes sont destinées au marché de l’Union européenne avec laquelle la Syrie a ouvert en mai des négociations pour un accord d’association. Seulement 34% des importations syriennes proviennent des pays de l’UE. La France n’occupe que la cinquième place des fournisseurs de la Syrie (derrière l’Allemagne, l’Italie, le Japon et la Corée du Sud), tout en étant son deuxième client. (AFP)
Le poids commercial de la France sur le marché syrien continue d’être faible, en dépit du règlement en 1996 du contentieux portant sur les arriérés de paiements accumulés par la Syrie, qui empêchaient l’amélioration des relations économiques. «Nos échanges commerciaux ne reflètent pas la qualité de nos relations politiques», a déploré le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères Yves Doutriaux, à la veille de la visite d’Etat, jeudi, à Paris, du président syrien Hafez el-Assad. Le groupe suédois Ericsson a remporté en juin devant notamment le français Alcatel un important contrat de 118 millions de dollars pour l’installation d’un million de lignes téléphoniques en Syrie. Plusieurs autres projets continuent d’être suivis par les entreprises françaises. Mais on ignore...