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Actualités - Chronologie

Les pays des plus belles roses du monde

Jamil Mahuad héritera lors de sa prise de fonctions, le 10 août, d’un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, victime en outre d’années de crise politique et de dévastations du Nino. Plus de la moitié des 12 millions d’Equatoriens vivent sous le seuil de pauvreté, le chômage est de 9,5% mais le taux de sous-employés, tels les vendeurs ambulants ou les travailleurs occasionnels, atteint les 43% de la population active. A cela s’ajoute une inflation de 34%, un déficit fiscal de 1,5 milliard de dollars, une dette externe de 12 milliards de dollars et la baisse des cours du pétrole pour un pays qui exporte 32% de sa production de 380.000 barils par jour. Sans compter les ravages du Nino qui a dévasté toute la côte pacifique du pays. Conscient de cette grave situation socio-économique, le président-élu, qui avait promis de relancer toutes les activités du pays, a souligné que cela «ne saurait se faire du jour au lendemain». Mahuad, jusqu’à ce jour maire de Quito, a su pourtant rassurer et convaincre une bonne partie de l’électorat en promettant aussi de s’attaquer à la corruption ambiante et à l’injustice sociale. Les six mois de pouvoir d’Abdala Bucaram avaient abouti à une des plus graves crises politiques qu’ait connues l’Equateur, qui avait dû recourir à un intérim présidentiel de 18 mois de Fabian Alarcon. L’électorat n’a donc pas voulu courir le risque d’une nouvelle aventure avec un héritier de Bucaram qui, tout en avouant une fortune personnelle de un milliard de dollars, se déclarait le candidat des pauvres, un prétendant qui plus est, n’avait aucune expérience politique. C’est de son expérience en ce domaine justement que Jamil Mahuad devra se servir pour remplir ses promesses, aussi difficiles à tenir soient-elles. Sa gestion à la mairie de Quito, ville de 1,5 million d’habitants, lui avait aussi valu des louanges et le respect de nombres de ses concitoyens. «Que personne ne reste passif ou silencieux, a averti le président-élu. Nous allons stabiliser l’économie avec l’aide de tous, augmenter la productivité de cent pour cent et baisser l’inflation à 10% avant la fin de mon mandat, en 2002». Le vainqueur du scrutin pourra tout de même compter aussi sur les ressources naturelles de son pays, loins d’être négligeables: nation de 275.800 kilomètres carrés, l’Equateur est non seulement riche en pétrole, mais est aussi le premier exportateur mondial de bananes, de cacao (septième rang), de café (quatorzième), de crevettes et des plus belles roses du monde qui pointent leurs boutons droit vers le ciel attirés par les rayons perpendiculaires du soleil à l’Equateur. (AFP)
Jamil Mahuad héritera lors de sa prise de fonctions, le 10 août, d’un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, victime en outre d’années de crise politique et de dévastations du Nino. Plus de la moitié des 12 millions d’Equatoriens vivent sous le seuil de pauvreté, le chômage est de 9,5% mais le taux de sous-employés, tels les vendeurs ambulants ou les travailleurs occasionnels, atteint les 43% de la population active. A cela s’ajoute une inflation de 34%, un déficit fiscal de 1,5 milliard de dollars, une dette externe de 12 milliards de dollars et la baisse des cours du pétrole pour un pays qui exporte 32% de sa production de 380.000 barils par jour. Sans compter les ravages du Nino qui a dévasté toute la côte pacifique du pays. Conscient de cette grave situation socio-économique, le président-élu, qui...