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Actualités - Chronologie

Assad réclamera en France une plus grande implication de l'Europe au P.O.

Le président syrien Hafez el-Assad réclamera une plus grande implication de l’Europe dans le processus de paix au Proche-Orient lors de sa visite d’Etat en France du 16 au 18 juillet, la première depuis 22 ans. Le blocage du processus de paix, dont la responsabilité est rejetée par la Syrie sur le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, et l’éventuel retrait d’Israël du Liban-Sud domineront les entretiens de M. Assad avec son homologue français Jacques Chirac, selon des sources syriennes et diplomatiques à Damas. Aujourd’hui, M. Assad considère la France comme le pays de l’Union européenne le plus actif et le mieux placé pour aider la Syrie dans les domaines diplomatique et économique au sein de l’UE. En 1996, la Syrie, qui exerce une grande influence au Liban où elle maintient 35.000 soldats, a obtenu que la France soit membre d’un comité de surveillance pour le cessez-le-feu au Liban-Sud, en dépit des réticences des Américains et des Israéliens. Les négociations de paix entre la Syrie et Israël sont au point mort depuis février 1996. La Syrie se dit disposée à les reprendre là où elles s’étaient arrêtées avant l’arrivée au pouvoir en Israël de M. Netanyahu en mai 1996. Selon elle, Israël, à ce moment dirigé par les travaillistes, se disait pour sa part prêt à un retrait total du plateau du Golan occupé par l’Etat hébreu depuis 1967 en échange d’un accord de paix. Comme préalable à la paix, M. Assad a toujours réclamé la restitution du Golan dans son intégralité. Mais le gouvernement Netanyahu, opposé à un tel retrait, refuse toute condition préalable à la reprise des négociations. M. Chirac avait appuyé les positions de la Syrie et du Liban à l’occasion d’une visite au Liban en mai, déclarant que Damas était «en droit de se voir restituer le plateau du Golan» et qu’Israël devait «se retirer du Liban conformément à la résolution 425 et sans condition». Israël a accepté en avril, pour la première fois, d’appliquer la résolution 425 du Conseil de Sécurité de l’ONU stipulant un retrait «sans délai» de l’armée israélienne d’une zone frontalière de 850 km2 du Liban-Sud, mais a exigé en échange des «arrangements de sécurité» sur la frontière. Le Liban et la Syrie ont rejeté cette proposition et réclament un retrait inconditionnel. La visite d’Etat de M. Assad à Paris se situe dans la ligne de la nouvelle orientation de la politique étrangère syrienne amorcée en 1990/1991 pendant la crise et la guerre du Golfe. La Syrie s’était alors rangée aux côtés de la communauté internationale, soutenant le Koweit face à l’Irak. Damas a ensuite accepté de participer au processus de paix entre Israël et ses voisins arabes, lancé à Madrid en octobre 1991. Le gouvernement syrien a cependant toujours été opposé aux accords israélo-palestiniens d’Oslo (1993) sur l’autonomie des territoires palestiniens. A Paris, le président syrien lancera un message très clair de son engagement vis-à-vis de l’UE, affirme-t-on de source diplomatique. (AFP)
Le président syrien Hafez el-Assad réclamera une plus grande implication de l’Europe dans le processus de paix au Proche-Orient lors de sa visite d’Etat en France du 16 au 18 juillet, la première depuis 22 ans. Le blocage du processus de paix, dont la responsabilité est rejetée par la Syrie sur le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, et l’éventuel retrait d’Israël du Liban-Sud domineront les entretiens de M. Assad avec son homologue français Jacques Chirac, selon des sources syriennes et diplomatiques à Damas. Aujourd’hui, M. Assad considère la France comme le pays de l’Union européenne le plus actif et le mieux placé pour aider la Syrie dans les domaines diplomatique et économique au sein de l’UE. En 1996, la Syrie, qui exerce une grande influence au Liban où elle maintient 35.000 soldats, a...