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Actualités - Chronologie

Digues mobiles pour protéger Venise

Une commission d’experts internationaux s’est prononcée en faveur d’un projet controversé de sauvegarde de Venise (nord de l’Italie), prévoyant la mise en place de digues mobiles pour empêcher l’afflux des eaux sur la ville lagunaire. Le porte-parole de la «Commission de cinq sages», le Belge Philippe Bourdeau, président de l’Agence européenne pour l’environnement, a annoncé, lors d’une conférence de presse à Rome, qu’un avis favorable avait été transmis au président du Conseil italien Romaro Prodi. Le ministre des Travaux publics Paolo Costa a indiqué que la Commission nationale pour l’environnement devrait également donner son avis d’ici à l’automne, avant qu’une décision finale soit prise par le Conseil des ministres. Le projet soutenu par la commission internationale nommée par le gouvernement italien consiste à mettre en place un système de digues mobiles aux trois bouches d’entrée de la mer dans la lagune, qui s’éléveraient automatiquement en cas de risque de submersion d’une partie de la ville. Les écologistes de Venise sont opposés à ce projet, estimant que les digues, en fermant la lagune, la condamneraient à une mort lente. Interrogé à ce sujet, M. Bourdeau a indiqué que «l’impact sur l’environnement serait très limité grâce à la flexibilité du système de digues qui ne s’élèveront qu’en cas de montée trop importante des eaux». «D’après les statistiques et les prévisions, cela arrivera très rarement. Actuellement, ce serait 12 fois par an pour une durée de 42 heures», a-t-il dit. «Le système devra être revu en 2.050, quand le niveau de la mer aura dépassé celui pour lequel ce système peut fonctionner», a-t-il ajouté. Le Néerlandais Pier Vellinga, directeur de l’Université libre d’étude de l’environnement d’Amsterdam, a indiqué qu’un système semblable avait été efficacement mis en place, il y a dix ans, dans le port de Rotterdam. Il y a trente ans que l’Italie discute des moyens de protéger Venise, après que, le 4 novembre 1966, un raz-de-marée eût recouvert la célèbre place Saint-Marc de plus d’un mètre d’eau. Depuis le début du siècle, Venise s’est enfoncée de 26 centimètres, tandis que ses protections naturelles contre les marées se sont affaiblies. L’écosystème de la lagune, bassin de rencontre des eaux fluviales et de mer, parsemé d’îles dont celles où fut construite la ville, est protégé des marées par un cordon littoral naturel, le Lido et ses plages. Celui-ci a souffert de l’érosion et de l’élargissement des voies d’accès au port de Venise, à Marghera, devenues de véritables autoroutes pour permettre le passage des gros pétroliers. Le projet soutenu par les experts a été élaboré par le «Consortium Venezia Nuova», un groupement d’entreprises privées dominées par le groupe Fiat ayant eu la concession de l’Etat pour la réalisation des études et des travaux. Le coût de la réalisation du projet est évalué à 5.000 milliards de lires (2,8 milliards de dollars) et le système pourra être mis en service dix ans après le lancement des travaux. (AFP)
Une commission d’experts internationaux s’est prononcée en faveur d’un projet controversé de sauvegarde de Venise (nord de l’Italie), prévoyant la mise en place de digues mobiles pour empêcher l’afflux des eaux sur la ville lagunaire. Le porte-parole de la «Commission de cinq sages», le Belge Philippe Bourdeau, président de l’Agence européenne pour l’environnement, a annoncé, lors d’une conférence de presse à Rome, qu’un avis favorable avait été transmis au président du Conseil italien Romaro Prodi. Le ministre des Travaux publics Paolo Costa a indiqué que la Commission nationale pour l’environnement devrait également donner son avis d’ici à l’automne, avant qu’une décision finale soit prise par le Conseil des ministres. Le projet soutenu par la commission internationale nommée par le...