Des miliciens taliban forcent des Kaboulis à réciter des prières musulmanes dans les rues pour s’assurer qu’ils les connaissent correctement. Les combattants des «étudiants en théologie» au pouvoir à Kaboul, armés de cravaches de caoutchouc et de lanières de cuir, bloquent en pleine journée l’un des plus importants carrefours de la capitale pour forcer les passants à réciter des versets du Coran. Ces «examinateurs» en profitent pour vérifier la longueur des barbes que les hommes doivent laisser pousser sans la tailler, selon les directives du mouvement intégriste. Un cycliste s’est ainsi fait battre par des membres du ministère de la Promotion de la vertu et la suppression du vice, pour ne pas avoir su lire un passage du Coran, une défaillance sans doute très commune dans un pays où le taux d’alphabétisation est de moins de 30%. Cette nouvelle prescription sur la connaissance des prières a été prise il y a deux semaines par le chef des Taliban, le mollah Mohammed Omar, le «commandeur des croyants» installé à Kandahar, quartier général de la milice intégriste dans le sud du pays. Les Taliban ont imposé dans les deux tiers du pays sous leur contrôle une interprétation ultra-stricte de la «charia» (les lois coraniques) dans le but de mettre en place le régime islamique le plus pur du monde. Certaines de ces décisions ont entraîné des condamnations internationales comme l’interdiction de l’éducation des jeunes filles et du travail des femmes que les Taliban veulent confiner dans les maisons. La semaine dernière, la police religieuse a accentué sa pression sur la population kaboulie, autrefois connue pour son caractère libéral voire frondeur, punissant les boutiquiers qui avaient leurs échoppes ouvertes aux heures des prières ou les hommes qui portaient des vêtements occidentaux. (AFP)
Des miliciens taliban forcent des Kaboulis à réciter des prières musulmanes dans les rues pour s’assurer qu’ils les connaissent correctement. Les combattants des «étudiants en théologie» au pouvoir à Kaboul, armés de cravaches de caoutchouc et de lanières de cuir, bloquent en pleine journée l’un des plus importants carrefours de la capitale pour forcer les passants à réciter des versets du Coran. Ces «examinateurs» en profitent pour vérifier la longueur des barbes que les hommes doivent laisser pousser sans la tailler, selon les directives du mouvement intégriste. Un cycliste s’est ainsi fait battre par des membres du ministère de la Promotion de la vertu et la suppression du vice, pour ne pas avoir su lire un passage du Coran, une défaillance sans doute très commune dans un pays où le taux...
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