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Actualités - Chronologie

Dernière audience aujourd'hui du procès du maire de Téhéran

La dernière audience du procès pour corruption du puissant maire réformateur de Téhéran, Gholamhossein Karbastchi, aura lieu samedi, a annoncé le juge lors de la clôture de la sixième audience, qui a donné lieu à des échanges tendus avec la défense. La date du verdict de ce procès, ouvert le 7 juin dernier et qui secoue la classe politique iranienne, n’est toutefois pas encore connue. Selon la presse, les peines encourues peuvent aller de 20 ans de prison à l’interdiction d’exercer un mandat public pendant une certaine période. L’un des avocats de M. Karbastchi, Massoud Haéri, a souhaité que son client «soit acquitté et qu’il n’ait pas besoin d’aller en appel». M. Haéri a une nouvelle fois mis en cause la «compétence» du président du tribunal, l’hodjatoleslam Gholamhossein Mohseni Ejei, accusé de cumuler plusieurs fonctions dans l’appareil judiciaire, et a affirmé que le «scénario qui a conduit à ce procès soulevait de nombreuses questions». Il s’est attiré une vive protestation du juge. «Le terme de “scénario” est une insulte à la cour. Si vous le répétez, je vous fais sortir de la salle», a-t-il lancé. Le procès de M. Karbastchi, 44 ans, figure de proue de l’aile réformatrice du régime, met en opposition directe le pouvoir judiciaire proche des conservateurs et les réformateurs favorables au président Mohammad Khatami. Toutes les audiences de ce procès public ont été retransmises intégralement par la radio et la télévision d’Etat, alimentant depuis des semaines un vaste débat au sein de la société iranienne. C’est la première fois qu’un haut responsable de la République islamique est jugé avec une telle publicité. Procès politique Ce procès se déroule dans un climat de vive confrontation entre partisans et adversaires des réformes prônées par le président Khatami, qui s’est déjà traduit le mois dernier par la destitution du ministre de l’Intérieur, Abdollah Nouri, par le Parlement à majorité conservateur. Le maire de Téhéran a reconnu certains transferts de fonds au profit de personnalités de l’aile modérée, et a admis avoir contribué au financement de la campagne électorale de M. Mohammad Khatami l’an dernier. Il a toutefois toujours nié que cela ait pu constituer un délit et a constamment rejeté les accusations portées contre lui comme étant «sans fondement». M. Karbastchi a vigoureusement accusé la justice de lui faire un «procès politique», et mis en cause les forces de l’ordre pour avoir fait subir de mauvais traitements à certains de ses collaborateurs emprisonnés afin d’obtenir des aveux. Plusieurs représentants en vue de l’aile modérée du régime ont assisté aux audiences dans les rangs du public, traduisant l’appui du gouvernement au maire, suspendu de ses fonctions pour la durée du procès. Le vice-président Mahammad Ali Najafi, également chef de l’Organisation du plan et du budget, était présent dans la salle. M. Karbastchi est accusé de «malversations, escroqueries, recettes illégales, mauvaise gestion, despotique et dictatorial», selon l’acte d’accusation. Le total des malversations, selon la justice, porterait sur près de 5 millions de dollars, en monnaie iranienne, en pièces d’or ou en billets verts. M. Karbastchi a été nommé à la tête de la mairie de Téhéran, une mégalopole de près de 10 millions d’habitants, en 1989, par le gouvernement de l’ancien président Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani. Sa mise en détention provisoire pendant onze jours, en avril dernier, avait provoqué une violente crise politique, ainsi que des affrontements entre des manifestants pro-Karbastchi et des militants fondamentalistes. (AFP)
La dernière audience du procès pour corruption du puissant maire réformateur de Téhéran, Gholamhossein Karbastchi, aura lieu samedi, a annoncé le juge lors de la clôture de la sixième audience, qui a donné lieu à des échanges tendus avec la défense. La date du verdict de ce procès, ouvert le 7 juin dernier et qui secoue la classe politique iranienne, n’est toutefois pas encore connue. Selon la presse, les peines encourues peuvent aller de 20 ans de prison à l’interdiction d’exercer un mandat public pendant une certaine période. L’un des avocats de M. Karbastchi, Massoud Haéri, a souhaité que son client «soit acquitté et qu’il n’ait pas besoin d’aller en appel». M. Haéri a une nouvelle fois mis en cause la «compétence» du président du tribunal, l’hodjatoleslam Gholamhossein Mohseni Ejei, accusé de...