Selon un expert, 77 cheminées, sur 82 examinées à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), menacent de s’effondrer à plus ou moins long terme. Les résultats de l’étude menée par Jean-Paul Dubois, architecte à Plérin (Côtes d’Armor) et mandaté par le tribunal de Saint-Malo, ont été révélés par le quotidien «Ouest-France». Ils font état de «nombreuses souches de cheminées fissurées» et «d’oxydations prononcées». «La conjugaison de la vétusté, des insuffisances techniques diverses et le manque d’entretien aboutit aujourd’hui à la certitude du risque d’effondrement de ces ouvrages», écrit l’expert. L’étude portant sur onze immeubles de la cité intra-muros avait été commandée par les autorités judiciaires à la suite de la chute d’une cheminée qui avait tué un passant le 13 février 1997. Lors de l’ouragan d’octobre 1987, trois cheminées s’étaient également effondrées dans les rues de Saint-Malo. Datant de la reconstruction dans l’immédiat après-guerre, il y a cinquante ans, ces cheminées monumentales et caractéristiques de la cité corsaire — il y en a au total plus de 2.000 — n’ont fait depuis l’objet d’aucun entretien. Elles dépassent les toits de cinq à six mètres et recueillent de 4 à 20 conduits de fumée. Selon l’expert, qui précise qu’aucune échéance ne peut être avancée pour l’effondrement des 77 cheminées jugées dangereuses, celles-ci devraient être toutes déposées. L’expert attire également l’attention sur les risques identiques d’effondrement que représentent les autres lots de cheminées ayant les mêmes caractéristiques que celles qui ont été étudiées. La dépose de chacun de ces ouvrages pourrait coûter jusqu’à 150.000 francs, portant la facture totale à plus de onze millions de francs. Le maire de Saint-Malo, René Couanau, envisage de prendre des arrêtés de «mise en péril» et de mettre en demeure les copropriétaires de réaliser rapidement des travaux pour les cas les plus urgents. (Reuters).
Selon un expert, 77 cheminées, sur 82 examinées à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), menacent de s’effondrer à plus ou moins long terme. Les résultats de l’étude menée par Jean-Paul Dubois, architecte à Plérin (Côtes d’Armor) et mandaté par le tribunal de Saint-Malo, ont été révélés par le quotidien «Ouest-France». Ils font état de «nombreuses souches de cheminées fissurées» et «d’oxydations prononcées». «La conjugaison de la vétusté, des insuffisances techniques diverses et le manque d’entretien aboutit aujourd’hui à la certitude du risque d’effondrement de ces ouvrages», écrit l’expert. L’étude portant sur onze immeubles de la cité intra-muros avait été commandée par les autorités judiciaires à la suite de la chute d’une cheminée qui avait tué un passant le 13 février 1997. Lors...
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