Etudiant en photographie à l’USEK, Imad Khoury, 23 ans, présente des portraits de photographes libanais au Centre culturel français, rue de Damas. Humour, finesse et fraîcheur, en noir et blanc ou couleurs. Comme la plupart des photographes, Imad Khoury n’est dans son élément que derrière l’objectif. «Le photographe est un artiste qui se cache derrière ses photos, en même temps qu’il se dévoile à travers elles», dit-il. «C’est cette complexité qui m’a intéressé, qui m’a donné envie de «démasquer» ceux qui se montrent rarement en images». A commencer par lui-même, pour être fair-play. En effet, à côté des 18 portraits exposés au C.C.F., Imad Khoury s’«expose» de profil. Ses autres «victimes» sont Danny Lyann, Colette Lyann, Joe Sassine, Carlos Aoun, Farès el-Jammal, Michel Esta, Cedric Ghoussoub, Mirna Mouzannar, Albert Saikali, Ronald Nassif, Clara Gebran, Rodrigue Najarian, Pierre Estefan, Antoine Béchara, Ghislaine Naufal, Moussa Moussa, Antoine Sakr et Mansour Dib. «Chacun d’eux a un regard, une vision, un style propres, que j’ai essayé de dévoiler dans mes clichés», poursuit Imad Khoury. «Pour cela, il m’a fallu vivre un moment avec chacun, apprendre à les connaître un peu dans leur vie quotidienne». Il souligne que cerner une personnalité n’est pas évident, «surtout que je ne connaissais pas la plupart d’entre eux. J’ai même baissé les bras dans certains cas; mais ce n’est que partie remise». Contexte Imad Khoury précise qu’il ne décide pas d’utiliser la couleur ou pas. «Le choix s’impose de lui-même, selon la personne à photographier. Cela dépend de ce qui exprime le mieux ce qu’elle est», indique-t-il. Il reste à créer un environnement, un cadre. Tantôt réels, tantôt abstraits, les «décors» de Khoury ne manquent jamais d’originalité. Les clichés cocasses se suivent sans jamais se ressembler, et les photographes jouent le jeu. Pose, costume, expression ou mariage d’éléments hétéroclites... les différents langages de l’humour. Dès qu’il aura son diplôme en poche, — dans deux mois si tout va bien —, Imad Khoury s’attellera à compléter sa collection de portraits de photographes. «Beaucoup ont échappé à mon focus, mais plus pour longtemps. Ensuite, j’aimerai les rassembler tous dans un album», conclut-il. Le sens de la famille...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Etudiant en photographie à l’USEK, Imad Khoury, 23 ans, présente des portraits de photographes libanais au Centre culturel français, rue de Damas. Humour, finesse et fraîcheur, en noir et blanc ou couleurs. Comme la plupart des photographes, Imad Khoury n’est dans son élément que derrière l’objectif. «Le photographe est un artiste qui se cache derrière ses photos, en même temps qu’il se dévoile à travers elles», dit-il. «C’est cette complexité qui m’a intéressé, qui m’a donné envie de «démasquer» ceux qui se montrent rarement en images». A commencer par lui-même, pour être fair-play. En effet, à côté des 18 portraits exposés au C.C.F., Imad Khoury s’«expose» de profil. Ses autres «victimes» sont Danny Lyann, Colette Lyann, Joe Sassine, Carlos Aoun, Farès el-Jammal, Michel Esta, Cedric...