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Actualités - Chronologie

Le piège du sexe

Plus de 100.000 Ukrainiennes, dont beaucoup de mineures, ont été piégées et réduites à la prostitution dans les pays occidentaux depuis 1991, a annoncé l’Organisation internationale des migrations (OIM). Tout en reconnaissant qu’il est impossible de donner un chiffre exact, Steve Cook, représentant de l’OIM à Kiev, pense que 500.000 Ukrainiennes ont fait l’objet d’un trafic illégal vers l’Ouest, et que, «selon l’estimation la plus prudente, une sur cinq s’est retrouvée piégée dans l’industrie du sexe». De nombreux trafics ont vu le jour depuis l’indépendance de l’ancienne république soviétique en 1991, et celui des femmes attirées par la promesse d’un emploi de serveuse, de danseuse ou d’un mariage est en pleine expansion, notamment du fait de la demande sur le marché du sexe à l’Ouest. «La plupart des filles savent ce que cela veut dire, explique Oksana, une étudiante de 19 ans à qui l’on a proposé la semaine dernière de devenir «masseuse» dans un pays occidental. Mais la vie est difficile de nos jours, et beaucoup sentent qu’elles n’ont pas le choix». Une enquête de l’OIM réalisée auprès de 1.200 femmes montre que, dans tout le pays, 800.000 à 1,4 million d’Ukrainiennes seraient sensibles aux arguments des trafiquants, et que 40% de ces femmes vulnérables ont entre 15 et 19 ans, un âge que la peur du sida a rendu très prisé dans l’industrie du sexe. Même si certaines savent qu’elles vont être obligées de se prostituer, Cook explique «qu’elles ne réalisent pas que leurs papiers vont leur être retirés, qu’elles vont être soumises à la violence, enfermées et réduites à l’état d’esclaves». Quand elles s’en rendent compte, il est trop tard, raconte Irina Kourolenko, du ministère ukrainien des Affaires étrangères. «Elles endurent leur situation parce qu’elles ont trop honte pour raconter à leur famille ou leurs amis à la maison ce qui leur arrive», selon elle. (Reuters).
Plus de 100.000 Ukrainiennes, dont beaucoup de mineures, ont été piégées et réduites à la prostitution dans les pays occidentaux depuis 1991, a annoncé l’Organisation internationale des migrations (OIM). Tout en reconnaissant qu’il est impossible de donner un chiffre exact, Steve Cook, représentant de l’OIM à Kiev, pense que 500.000 Ukrainiennes ont fait l’objet d’un trafic illégal vers l’Ouest, et que, «selon l’estimation la plus prudente, une sur cinq s’est retrouvée piégée dans l’industrie du sexe». De nombreux trafics ont vu le jour depuis l’indépendance de l’ancienne république soviétique en 1991, et celui des femmes attirées par la promesse d’un emploi de serveuse, de danseuse ou d’un mariage est en pleine expansion, notamment du fait de la demande sur le marché du sexe à l’Ouest....