Des milliers de Stanbouliotes en colère ont assiégé les bureaux de Telsim, un opérateur de téléphone mobile récemment privatisé, après la coupure de leurs lignes suite à l’introduction d’un nouveau système de facturation. «C’est tout simplement dingue», s’écrie un jeune mécanicien devant le centre de Telsim tandis que, derrière lui, une foule d’usagers brandissent leurs téléphones portables dans l’espoir de capter l’attention d’un des employés débordés. Alors que les esprits s’échauffaient après des heures d’attente, des altercations ont éclaté entre clients et employés et les services de sécurité avaient du mal à contenir des mécontents de plus en plus pressants. Ces débordements sont révélateurs du point auquel les Turcs sont devenus dépendants de leur téléphone portable dans leur vie professionnelle comme dans leur vie privée. Non seulement les hommes d’affaires mais pratiquement tous les employés dans le large secteur des services d’Istanbul se servent de ce que l’on appelle ici le «téléphone de poche». Les portables sont aussi devenus un attribut commun de la communication privée. Ils sont plus rapidement et facilement accessibles que les téléphones classiques et mieux adaptés à une ville où l’on passe chaque jour plusieurs heures dans la circulation. Environ deux millions de téléphones cellulaires ont été vendus en Turquie depuis que le système GSM a été introduit en 1994, et plus de 3.000 lignes sont ouvertes chaque jour. Telsim tient le quart du marché, son concurrent Turkcell se réservant le reste. Les deux compagnies ont été privatisées en mai, promettant des tarifs plus bas et un service meilleur mais le transfert du système de facturation de l’opérateur public, Turk Telekom, vers Telsim a causé problème. Des usagers ont été facturés à la fois par Telekom et par Telsim, beaucoup n’ont jamais reçu la facture de Telsim et se sont vu couper la ligne lundi matin. «Ça me coûte beaucoup d’argent», rumine un chauffeur de taxi, brandissant son téléphone silencieux d’une main et conduisant de l’autre. (AFP)
Des milliers de Stanbouliotes en colère ont assiégé les bureaux de Telsim, un opérateur de téléphone mobile récemment privatisé, après la coupure de leurs lignes suite à l’introduction d’un nouveau système de facturation. «C’est tout simplement dingue», s’écrie un jeune mécanicien devant le centre de Telsim tandis que, derrière lui, une foule d’usagers brandissent leurs téléphones portables dans l’espoir de capter l’attention d’un des employés débordés. Alors que les esprits s’échauffaient après des heures d’attente, des altercations ont éclaté entre clients et employés et les services de sécurité avaient du mal à contenir des mécontents de plus en plus pressants. Ces débordements sont révélateurs du point auquel les Turcs sont devenus dépendants de leur téléphone portable dans leur...
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