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Actualités - Chronologie

Le SFO se prépare à fermer boutique

A quelques jours de la finale de la Coupe du monde de football, le Comité français d’organisation (CFO) se prépare à sa dissolution en jugeant son bilan positif. Mais son directeur général, Jacques Lambert, souligne qu’il faudra attendre le 12 juillet au soir pour savoir si la plus grande manifestation sportive organisée par la France a été un succès. «Pour l’instant, nous sommes très satisfaits de l’organisation parce qu’il n’y a pas eu de problème particulier. Mais il reste plusieurs matches», déclare-t-il dans une interview à Reuters. «Nous avons eu à déplorer des incidents à Marseille et à Lens (avec des hooligans) mais cela concernait deux matches sur les 60 qui ont été joués jusqu’à présent», explique-t-il. Il défend la «grande innovation» qui a obligé les équipes à jouer leurs trois premiers matches de poule dans trois villes différentes en dépit des critiques de responsables de la sécurité et de certaines délégations regrettant de ne pas pouvoir tisser davantage de liens avec la population d’une région. «Je pense que cela a été une des raisons du grand succès populaire de la Coupe du monde», assure Jacques Lambert. De fait, rappelle-t-il, plusieurs matches sans enjeu ont été joués à guichets fermés à l’image de la rencontre du groupe G entre la Roumanie et la Tunisie, qui a attiré 80.000 personnes au Stade de France le 26 juin. Le CFO s’attend à une apothéose pour la finale, avec un spectacle avant le match et une soirée au «Village officiel» du Stade de France pour 13.000 personnes invitées par les 45 partenaires du Mondial. Doté d’un budget de 2,4 milliards de FF, le CFO, qui a un statut d’association, table sur un excédent d’exploitation de 200 millions de FF au minimum, correspondant au montant d’une provision pour imprévus qui ne sera probablement pas utilisée. Ce résultat a pu être obtenu grâce à l’implication de l’Etat et des collectivités locales, qui ont investi au total 9,4 milliards de FF dans les infrastructures, particulièrement la construction du Stade de France et la rénovation des stades des neuf autres villes accueillant les matches. En outre, 12.000 volontaires ont été mobilisés, notamment pour la surveillance dans les stades. L’utilisation de l’excédent n’est pas encore déterminée. Le directeur de la Communication, Bruno Travade, explique qu’un éventuel bénéfice serait soumis à l’impôt. Les statuts du CFO prévoient ensuite une concertation entre la Fédération française de football (FFF) et les pouvoirs publics pour l’affectation de la somme restante. «Michel Platini (président du CFO) a exprimé le souhait il y a plusieurs mois que le bénéfice, si bénéfice il y a, puisse être utilisé pour financer des infrastructures sportives dans des quartiers des dix villes organisatrices», a-t-il dit à Reuters. La mission du CFO s’achève le 12 juillet au soir mais la structure ne devrait être dissoute qu’à la fin de l’année, le temps de clore définitivement les comptes et de régler toutes les questions juridiques. L’association, qui aura employé jusqu’à 670 personnes en contrat à durée déterminée, a déjà commencé à organiser les reclassements. Selon les responsables, 80% des salariés doivent être placés six mois après la fin de la manifestation. Ils ajoutent que de nombreux employés rejoindront les 45 entreprises partenaires, des liens ayant été tissés tout au long de la Coupe du monde. «En outre, le fait d’avoir travaillé sur une manifestation aussi importante constitue un atout pour retrouver un emploi», souligne Vincent Bergmann, qui a quitté son travail chez un traiteur parisien pour devenir directeur de la restauration du CFO. (Reuters)
A quelques jours de la finale de la Coupe du monde de football, le Comité français d’organisation (CFO) se prépare à sa dissolution en jugeant son bilan positif. Mais son directeur général, Jacques Lambert, souligne qu’il faudra attendre le 12 juillet au soir pour savoir si la plus grande manifestation sportive organisée par la France a été un succès. «Pour l’instant, nous sommes très satisfaits de l’organisation parce qu’il n’y a pas eu de problème particulier. Mais il reste plusieurs matches», déclare-t-il dans une interview à Reuters. «Nous avons eu à déplorer des incidents à Marseille et à Lens (avec des hooligans) mais cela concernait deux matches sur les 60 qui ont été joués jusqu’à présent», explique-t-il. Il défend la «grande innovation» qui a obligé les équipes à jouer leurs trois...