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Actualités - Chronologie

Les hommes politiques occupent le terrain

Jacques Chirac est monté à l’attaque le premier, Lionel Jospin n’a pas tardé à jouer en contre. Le match est disputé et personne ne veut rester sur la touche: décidés à ne pas laisser passer l’occasion de la Coupe du monde de football, les hommes politiques occupent le terrain. Les stades d’abord sont très fréquentés par les éminences de la République depuis quatre semaines. Le président et le premier ministre étaient au premier rang de la tribune d’honneur vendredi pour le quart de finale Italie-France. Cohabitation oblige, ils devraient accompagner les Bleus jusqu’au bout. Mais la compétition est encore plus vive sur le terrain de la métaphore. Jacques Chirac s’est lancé dès le 24 juin, après le France-Danemark à Lyon. «J’aurais aimé être goal, a-t-il confié. Ils ont l’œil partout en permanence et puis c’est le dernier recours au moment où il y a des difficultés», a-t-il ajouté, en forme de sortie à la Barthez. Tacle du pied gauche deux jours plus tard de Lionel Jospin. «La différence entre Jacques Chirac et moi, c’est que lui aurait aimé être goal, et que moi, j’ai été goal», a-t-il répliqué. Profitant des succès de l’équipe de France, le premier ministre a poussé son avantage dimanche. «Je suis un chef d’équipe, un entraîneur-joueur, un mélange de Jacquet et de Zidane», a-t-il dit en référence au sélectionneur et au meneur de jeu. Dans son élan, Lionel Jospin n’a pas hésité à faire des tricolores le symbole d’une France qui «va mieux». «Il me semble qu’il y a dans cette capacité de l’équipe de France (...) à dépasser ses limites et à reprendre un chemin en avant, une coïncidence qui peut nous frapper». Sur son aile gauche, Alain Bocquet a saisi la balle au bond dès lundi. La majorité plurielle doit «marquer le maximum de buts en faveur du monde du travail, des plus défavorisés», a assuré le président du groupe communiste à l’Assemblée nationale, en demandant au premier ministre de «renforcer l’attaque». En face, l’équipe de la droite récuse les prétentions de Lionel Jospin à jouer le «meneur de jeu» ou «l’entraîneur qualifié pour relever les défis d’une France moderne». Il «sera perdant sur la distance», selon José Rossi (DL). Quant au duel à distance Séguin-Jospin, il se durcit. «La France perd son temps», «s’engourdit», accuse le président du RPR. «En ce moment, Philippe Séguin ne regarde que le foot et ne voit pas le reste», renvoie le premier ministre, de façon peut-être paradoxale. A défaut de marquer des buts contre le gouvernement, le RPR a profité de son université d’été le week-end dernier pour montrer sa volonté offensive dans un match entre sa direction et une équipe locale. Avec Nicolas Sarkozy en avant-centre omniprésent et Pierre Lellouche en ailier au jeu plutôt perso. Mais les politiques ne sont pas les seuls à vouloir tirer partie de la Coupe du monde. La semaine dernière, des femmes qui militent contre la «double peine» frappant les étrangers condamnés, ont décerné un «carton rouge» à Lionel Jospin.
Jacques Chirac est monté à l’attaque le premier, Lionel Jospin n’a pas tardé à jouer en contre. Le match est disputé et personne ne veut rester sur la touche: décidés à ne pas laisser passer l’occasion de la Coupe du monde de football, les hommes politiques occupent le terrain. Les stades d’abord sont très fréquentés par les éminences de la République depuis quatre semaines. Le président et le premier ministre étaient au premier rang de la tribune d’honneur vendredi pour le quart de finale Italie-France. Cohabitation oblige, ils devraient accompagner les Bleus jusqu’au bout. Mais la compétition est encore plus vive sur le terrain de la métaphore. Jacques Chirac s’est lancé dès le 24 juin, après le France-Danemark à Lyon. «J’aurais aimé être goal, a-t-il confié. Ils ont l’œil partout en...