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Actualités - Chronologie

Une femme sur le dos

Le paisible bourg de Sonkajarvi, qui abrite 5.500 habitants dans le centre de la Finlande, est devenu, le temps du week-end, la capitale mondiale du jet de dames, un sport très en vogue dans ce pays nordique où il s’enracine dans le folklore profond. La compétition, qui remonte à la nuit des temps mais a été relancée il y a sept ans, a pris une dimension internationale depuis trois ans. Cette année, elle a été dominée par une impressionnante délégation estonienne. L’épreuve, car ça en est bien une, consiste pour un homme à porter son épouse — ou, en fait, toute femme âgée d’au moins 17 ans — sur un parcours de 253 mètres fait successivement de sable, d’herbe et de goudron, de sauter au-dessus d’une mare d’eau glacée, de négocier un virage serré et de franchir allègrement deux obstacles composés d’un tronc couché. Perdre sa cavalière en chemin coûte une pénalité de 15 secondes. Les années précédentes, la position préférée de la plupart des concurrents était le port sur le dos, ou celle dite du pompier. Mais cette fois-ci, les 7.000 spectateurs ont été surpris par les Estoniens, qui ont inventé une nouvelle position — la femme sur le dos, mais la tête en bas et les jambes croisées sur les épaules de l’aimable porteur. Résultat — les deux premières places du podium, plus une sixième place pour le contingent balte. Le couple vainqueur — Imre Ambos et Annela Ojaste, des étudiants âgés de 26 et 22 ans — ont parcouru la distance en un temps record de 1m9s2. La course rassemblait 37 couples originaires de Finlande, d’Estonie, de Norvège, de Suède, d’Allemagne, de Russie et de Grande-Bretagne. Les concurrents néerlandais se sont décommandés à la dernière minute pour cause de Mondial 98. La compétition était dotée de prix d’un montant total de 7.000 markkas (1.260 dollars), plus l’équivalent en pintes de bière du poids de la dame qui a franchi la première la ligne d’arrivée. Le record du monde de la spécialité reste détenu par les Finlandais Jouni et Tiina Jussila, qui ont déclaré forfait cette année. Normal, madame attend pour bientôt un heureux événement. (Reuters)
Le paisible bourg de Sonkajarvi, qui abrite 5.500 habitants dans le centre de la Finlande, est devenu, le temps du week-end, la capitale mondiale du jet de dames, un sport très en vogue dans ce pays nordique où il s’enracine dans le folklore profond. La compétition, qui remonte à la nuit des temps mais a été relancée il y a sept ans, a pris une dimension internationale depuis trois ans. Cette année, elle a été dominée par une impressionnante délégation estonienne. L’épreuve, car ça en est bien une, consiste pour un homme à porter son épouse — ou, en fait, toute femme âgée d’au moins 17 ans — sur un parcours de 253 mètres fait successivement de sable, d’herbe et de goudron, de sauter au-dessus d’une mare d’eau glacée, de négocier un virage serré et de franchir allègrement deux obstacles composés...