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Actualités - Chronologie

USA : la remontée du chômage confirme un tassement de la croissance

La remontée du chômage et l’hémorragie d’emplois industriels en juin aux Etats-Unis confirment le tassement de la croissance sous l’effet d’un dégonflement des stocks des entreprises combiné à l’impact de la crise asiatique sur le commerce extérieur. Le taux de chômage a augmenté de 0,2 point pour s’établir à 4,5% en juin contre 4,3% en mai et l’économie américaine n’a créé que 205.000 emplois supplémentaires contre 309.000 le mois d’avant, selon les statistiques du département du Travail publiées jeudi. En outre, le secteur manufacturier a subi une perte nette de 28.000 emplois et le salaire horaire moyen a augmenté de seulement 0,1%, la plus faible progression depuis février 1996. Le fléchissement du rythme effréné de l’expansion au premier trimestre, période au cours de laquelle le Produit Intérieur Brut a progressé de 5,4% en rythme annuel, est également mis en évidence par une série d’indicateurs publiés ces derniers jours. Jeudi, le gouvernement a annoncé une baisse de 1,6% des commandes industrielles en mai, et mercredi le groupement des directeurs d’achat des principaux groupes manufacturiers américains (NAPM) avait fait part d’une baisse de 1,8 point en juin de son indice d’activité. De son côté, le département du Commerce avait annoncé le même jour un recul de 1,5% des dépenses de construction en mai. Cette baisse marque la fin de cinq mois de progression ininterrompue. Enfin, le Conférence Board a fait part d’un niveau inchangé en mai à 105,2 de l’indice composite des principaux indicateurs économiques, et ce pour le deuxième mois consécutif. Cet indice, censé préfigurer l’évolution de la conjoncture dans les six à neuf mois, n’a pas reculé depuis avril 1997. Il a toutefois augmenté pour la dernière fois en février, progressant de 0,4%. Pour John Lonski, le principal économiste de Moody’s, la firme de notation financière de Wall Street, ces derniers indices montre «clairement une décélération de la croissance» au printemps qui devrait tomber de 5,4% pendant les trois premiers mois de 1998 à 1,5% au deuxième trimestre. Cette forte baisse de régime s’explique surtout, selon lui, par une correction des stocks des entreprises dont l’accroissement n’a probablement été que de 65 à 70 milliards de dollars au deuxième trimestre comparativement à 105 milliards la période précédente. Même analyse de Delos Smith qui estime que le ralentissement de la croissance «est surtout dû à une correction des stocks» dont le niveau était beaucoup trop élevé au premier trimestre. Les services d’analyse de First Union soulignent que l’affaiblissement de l’activité en juin n’a touché que le secteur manufacturier. «Plutôt qu’un ralentissement général de l’activité, il s’agit d’un problème limité», écrivent-ils dans une note de conjoncture. Alors que les entreprises manufacturières ont ensemble perdu 29.000 emplois en juin, le reste du secteur privé a vu ses effectifs augmenter de 267.000 pendant le même mois ce qui représente une progression annuelle de 3,7%, souligne First Union. L’impact de la crise asiatique sur les exportations américaines et les effets de la grève de General Motors ont également contribué à freiné l’activité mais dans une moindre mesure, estiment ces économistes. La croissance devrait se maintenir à plus de 3% sur l’ensemble de 1998, a indiqué John Lonski. Mais selon le président de la Réserve fédérale Alan Greenspan, la crise asiatique qui dure depuis un an a déjà entraîné une forte baisse des exportations américaines dans cette région et coûté 1,25 point de croissance au premier trimestre. Cette incertitude sur l’issue de la crise asiatique combinée au ralentissement de l’activité au printemps a probablement persuadé le comité monétaire de la Réserve fédérale de laisser une fois encore ses taux inchangés lors de sa dernière réunion de mardi et mercredi. (AFP)
La remontée du chômage et l’hémorragie d’emplois industriels en juin aux Etats-Unis confirment le tassement de la croissance sous l’effet d’un dégonflement des stocks des entreprises combiné à l’impact de la crise asiatique sur le commerce extérieur. Le taux de chômage a augmenté de 0,2 point pour s’établir à 4,5% en juin contre 4,3% en mai et l’économie américaine n’a créé que 205.000 emplois supplémentaires contre 309.000 le mois d’avant, selon les statistiques du département du Travail publiées jeudi. En outre, le secteur manufacturier a subi une perte nette de 28.000 emplois et le salaire horaire moyen a augmenté de seulement 0,1%, la plus faible progression depuis février 1996. Le fléchissement du rythme effréné de l’expansion au premier trimestre, période au cours de laquelle le Produit...