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Actualités - Chronologie

Policiers contre manifestants

Un bref affrontement a opposé jeudi dans le centre d’Alger policiers et manifestants, essentiellement berbères, qui entendaient dénoncer l’assassinat du chanteur kabyle Matoub Lounès et la politique d’arabisation du gouvernement. Témoins et journalistes présents sur la Place du 1er Mai, d’où devait démarrer une marche vers la présidence, sur les hauteurs de la capitale algérienne, ont estimé à 3.000 le nombre de manifestants. A une cinquantaine de mètres de la place, quatre fourgonnettes de police barraient l’accès à l’avenue de l’Indépendance, l’axe direct vers la présidence. Un cordon de policiers casqués, protégés de boucliers, interdisait la progression des manifestants. Aux cris de «GIA, pouvoir, assassins», des groupes ont tenté de forcer le barrage. Les policiers les ont repoussés à l’aide de leurs boucliers, ont précisé les témoins. L’un d’eux a précisé qu’une jeune fille avait été blessée dans la bousculade et que des groupes de jeunes avaient lancé des pierres sur les policiers qui n’ont pas riposté. La marche avait été organisée par le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), dont le fief est Tizi-Ouzou, capitale de la Kabylie, à l’est d’Alger. Son dirigeant, Saïd Saadi, et plusieurs de ses députés, se trouvaient Place du 1er Mai lors du départ de la marche. Après la brève confrontation, les manifestants ont renoncé à percer le cordon et se sont rendus à l’imposant siège du mouvement, rue Didouche Mourad, l’une des principales artères d’Alger; En quittant la place, certains manifestants hurlaient: «Nous ne sommes pas des Arabes, nous voulons l’enseignement du «tamazight» dans les écoles». (Reuters)
Un bref affrontement a opposé jeudi dans le centre d’Alger policiers et manifestants, essentiellement berbères, qui entendaient dénoncer l’assassinat du chanteur kabyle Matoub Lounès et la politique d’arabisation du gouvernement. Témoins et journalistes présents sur la Place du 1er Mai, d’où devait démarrer une marche vers la présidence, sur les hauteurs de la capitale algérienne, ont estimé à 3.000 le nombre de manifestants. A une cinquantaine de mètres de la place, quatre fourgonnettes de police barraient l’accès à l’avenue de l’Indépendance, l’axe direct vers la présidence. Un cordon de policiers casqués, protégés de boucliers, interdisait la progression des manifestants. Aux cris de «GIA, pouvoir, assassins», des groupes ont tenté de forcer le barrage. Les policiers les ont repoussés à...