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Actualités - Chronologie

Langue nationale et officielle dès 1962

La politique d’arabisation a été poursuivie par tous les responsables de l’Algérie depuis l’indépendance, non sans difficultés. 1962: A l’indépendance, l’arabe est proclamé langue nationale et officielle. Création de la chaîne de radiodiffusion en langue arabe. Le processus d’arabisation de l’enseignement se développe les années suivantes, avec le renfort de professeurs recrutés notamment en Egypte et en Syrie. 1967: Le gouvernement annonce que les deux premières années du primaire sont arabisées. 1968: Parution des textes portant sur l’arabisation de la fonction publique. 1971: «Année de l’arabisation» proclamée par le président Houari Boumediène. L’Algérie se dote de textes étendant l’arabisation à tous les secteurs d’activité. 1979: Les étudiants arabisants de l’université d’Alger observent une grève de plusieurs semaines. Ils réclament de meilleurs débouchés pour leur filière, alors que la haute administration et le secteur économique continuent d’utiliser massivement le français. 1980: Le FLN relance l’arabisation par une «résolution sur la généralisation de l’utilisation de la langue nationale». Création du Haut Commissariat de la langue nationale. 1984: L’enseignement des sciences sociales, économiques et politiques à l’université est totalement arabisé. 1986: La création d’une académie algérienne de langue arabe est annoncée, mais dans les faits, celle-ci ne verra jamais le jour. 1988: La relative ouverture politique favorise le développement de l’arabe dialectal et du français dans les médias. 1989: Grève d’enseignants à l’appel d’un comité «arabiste», soutenue par le FIS, et partiellement suivie. L’arabisation de l’enseignement secondaire est parachevée par la suppression du baccalauréat bilingue arabe-français. 1990: Le Parlement algérien contrôlé par le FLN vote la première loi de généralisation de la langue arabe, qui stipule notamment que tous les actes et documents officiels doivent être rédigés en arabe et prévoit des sanctions pénales en cas de non-respect. Au lendemain du vote, plus d’un demi-million de personnes descendent dans les rues d’Alger, pour la démocratisation du régime et la défense du «tamazight» (langue berbère). 1992: La loi de généralisation de l’arabe est reportée sine die, à l’initiative du président Boudiaf, assassiné après quelques mois de pouvoir. Le président considérait que les conditions pour la généralisation de l’arabe n’étaient pas réunies. 1994: L’Algérie se dote d’une nouvelle constitution, confirme l’arabe comme seule langue nationale et officielle, mais reconnaît l’amazighité (l’identité berbère) comme l’une des trois composantes fondamentales de l’identité nationale, à côté de l’arabité et de l’islamité. 1996: Le Conseil national de transition (assemblée désignée) de l’Algérie adopte une loi de généralisation de l’arabe qui reprend et amende celle de 1990. (AFP)
La politique d’arabisation a été poursuivie par tous les responsables de l’Algérie depuis l’indépendance, non sans difficultés. 1962: A l’indépendance, l’arabe est proclamé langue nationale et officielle. Création de la chaîne de radiodiffusion en langue arabe. Le processus d’arabisation de l’enseignement se développe les années suivantes, avec le renfort de professeurs recrutés notamment en Egypte et en Syrie. 1967: Le gouvernement annonce que les deux premières années du primaire sont arabisées. 1968: Parution des textes portant sur l’arabisation de la fonction publique. 1971: «Année de l’arabisation» proclamée par le président Houari Boumediène. L’Algérie se dote de textes étendant l’arabisation à tous les secteurs d’activité. 1979: Les étudiants arabisants de l’université d’Alger...