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Actualités - Chronologie

France-Italie divise les familles de Sète

«Si la France gagne, je le jette à l’eau avec son maillot tout neuf», grogne Joseph Liguori, patron-pêcheur à Sète. Devant le «Gaetani», son chalutier de retour de pêche mercredi après-midi, son vieux copain Jean-Louis Camelio se promène fièrement le long du quai de marine avec un superbe maillot aux couleurs italiennes. Dans ce port maritime où la moitié des 45.000 habitants sont des descendants de Calabrais, dans le sud de la péninsule, le quart de finale de vendredi au Stade de France est loin de laisser indifférent. «Je suis né ici et je soutiens l’équipe de France comme la majorité des autres marins, même si nos grand-parents sont tous italiens», affirme Michel Cerrato, un autre pêcheur sur le pont du «Synthia-Alexia», du prénom de ses deux filles. Pas Synthia, 19 ans, remandeuse des filets du bateau paternel, qui se déclare «fervente supportrice» de la Squadra Azzura: «Les joueurs sont si beaux». Ni Sylvain, le neveu Cerrato qui s’est baladé toute la matinée avec le maillot bleu azur des Baggio ou Vieri dans les ruelles de la cité, «un peu par provocation, mais aussi pour affirmer mes racines», assure le jeune homme. A l’intérieur d’une même famille, les supporters sont ainsi rangés en deux camps: «Les jeunes qui se sentent intégrés et européens n’ont aucun complexe et sont majoritairement pour les Italiens alors que leurs parents, autrefois péjorativement traités de ‘ritals’ ont besoin d’affirmer leur appartenance à la France», analyse Jean-Louis Camélio. «Que miséria», ajoute un peu véxé du choix de ses enfants, Michel Cerrato, «c’est la pire des choses qui pouvait avoir lieu, cette confrontation entre les deux équipes en quart». «Si seulement ils avaient pu se rencontrer en finale», ajoute un autre pêcheur. A Sète, vendredi soir, il n’y aura de toute façon pas de vaincus. Enfants et parents soutiendront quoiqu’il arrive le vainqueur de ce quart pour la suite de la compétition. (AFP)
«Si la France gagne, je le jette à l’eau avec son maillot tout neuf», grogne Joseph Liguori, patron-pêcheur à Sète. Devant le «Gaetani», son chalutier de retour de pêche mercredi après-midi, son vieux copain Jean-Louis Camelio se promène fièrement le long du quai de marine avec un superbe maillot aux couleurs italiennes. Dans ce port maritime où la moitié des 45.000 habitants sont des descendants de Calabrais, dans le sud de la péninsule, le quart de finale de vendredi au Stade de France est loin de laisser indifférent. «Je suis né ici et je soutiens l’équipe de France comme la majorité des autres marins, même si nos grand-parents sont tous italiens», affirme Michel Cerrato, un autre pêcheur sur le pont du «Synthia-Alexia», du prénom de ses deux filles. Pas Synthia, 19 ans, remandeuse des filets du bateau...