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Actualités - Conferences Internationales

Web au parfum

La parfumerie ne se fera plus dans dix ans et les consommateurs n’utiliseront plus les parfums de la même façon qu’ils le font aujourd’hui, selon les créateurs de parfums réunis lors du Congrès mondial de la parfumerie (WPC), qui s’est tenu à Grasse (sud-est de la France). Plus d’un millier de parfumeurs professionnels venus des cinq continents, ont débattu durant quatre jours des perspectives d’avenir de leur secteur et des nouvelles techniques de marketing offertes par les cyber-espaces. «Aujourd’hui, on achète un flacon de toilette que l’on vaporise sur soi et tout le monde est content. Mais dans dix ans, ce ne sera plus pareil, on parfumera l’environnement: le bain moussant, le gel douche, le shampoing, les déodorants de même que les bougies parfumées, tout ce qui a trait à notre environnement», a expliqué Jean-Pierre Subrenat, co-président du congrès et président de la société de parfumerie américaine Creative Concept Corporation. «Les tendances n’existent pas», a-t-il ajouté. «Tous les parfums sont différents. On suit les tendances sociales, on s’adapte au moment. Les années 60, c’était le mouvement des hippies, les années 70 les années de la femme, 80 la débauche complète avec des parfums forts, et en 90, si on veut dégager une tendance, ce seraient des parfums plus faciles à porter, plus transparents, moins envahissants pour le voisin. mais les tendances restent très difficiles à dégager dans notre métier. la parfumerie va changer, c’est ça la vraie tendance», a-t-il précisé. «Le changement n’est pas uniquement au niveau de la parfumerie. C’est la société entière qui évolue. Le web est beaucoup plus important que les tendances» a encore indiqué M. Subrenat. «Le parfum se vend aujourd’hui dans des boutiques, mais dans vingt ans, il se vendra simplement par téléphone ou par ordinateur et on sera obligé d’adapter des produits justement à ce niveau-là. Car l’utilisateur de demain ne sera plus physique, il sera derrière un écran d’ordinateur ou un téléphone», a déclaré pour sa part Jacques Séguéla, d’Havas Advertising France. Les sociétés de parfumeurs ont installé des sites sur Internet depuis juillet 1997 et l’édition 1998 du congrès a bénéficié de l’impact du Web. En moins d’un an, les créateurs de parfums ont eu plus de 30.000 connexions, notamment de la part de clients indiens (10%), mais aussi japonais et chinois, gros fabricants de matières premières naturelles. Les congressistes ont pu visiter les usines et cultures de Grasse, capitale historique des parfums. Une cinquantaine de stands de professionnels grassois, qui présentaient notamment des ordinateurs et logiciels adaptés à cette industrie, étaient installés durant le congrès à Cannes. (AFP)
La parfumerie ne se fera plus dans dix ans et les consommateurs n’utiliseront plus les parfums de la même façon qu’ils le font aujourd’hui, selon les créateurs de parfums réunis lors du Congrès mondial de la parfumerie (WPC), qui s’est tenu à Grasse (sud-est de la France). Plus d’un millier de parfumeurs professionnels venus des cinq continents, ont débattu durant quatre jours des perspectives d’avenir de leur secteur et des nouvelles techniques de marketing offertes par les cyber-espaces. «Aujourd’hui, on achète un flacon de toilette que l’on vaporise sur soi et tout le monde est content. Mais dans dix ans, ce ne sera plus pareil, on parfumera l’environnement: le bain moussant, le gel douche, le shampoing, les déodorants de même que les bougies parfumées, tout ce qui a trait à notre environnement», a...