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Actualités - Chronologie

Un groupe de 184 kurdes intercepté en Italie

Un groupe de 184 immigrés clandestins d’origine kurde, dont 72 enfants, a été intercepté mercredi à l’aube peu après son débarquement sur la côte sud de l’Italie, près de Riace, en Calabre. Outre les enfants, dont l’âge ne dépasse pas sept ans, le groupe d’immigrés, de nationalités turque et irakienne, est composé de 46 femmes et 66 hommes. Certains clandestins s’exprimant en anglais, ont indiqué être partis de Turquie le 24 juin dernier et avoir payé environ 4.000 DM par personne pour le voyage. Selon leurs témoignages, 600 autres personnes sont prêtes à rejoindre l’Italie, au départ de la Turquie. Selon la police, les immigrés ont été transportés sur un même bateau jusqu’à environ 500 mètres des côtes calabraises avant d’être amenés sur la rive à bord de plusieurs canots à moteur. Le débarquement a eu lieu mercredi et les premiers clandestins ont été interceptés à l’aube, sur une route près de Riace, à environ une cinquantaine (bien une cinquantaine) de kilomètres au sud de Catanzaro, sur la côte ionienne. Une première assistance sanitaire a été donnée aux immigrés dans une station service de Riace. Quatre personnes ont été hospitalisées pour de légers problèmes. Les Kurdes doivent être hébergés dans un centre d’accueil de Riace. Au total, en ne considérant que les groupes importants de plusieurs centaines de personnes, arrivées sur des bateaux turcs ou en provenance de Turquie, plus de 3.000 clandestins pour la plupart d’origine kurde, dont de nombreux enfants, ont débarqué en Italie l’an passé. L’arrivée la plus massive l’an dernier fut celle de 831 Kurdes, Turcs ou Irakiens, partis de Turquie à bord du cargo «Ararat» qui s’était échoué le 27 décembre près de Catanzaro. Le parquet de Reggio Calabre avait alors indiqué enquêter sur l’éventuelle implication de la mafia calabraise, la puissante N’Drangheta, sur le trafic de clandestins d’origine kurde. Cette année, le dernier débarquement en Calabre remonte au 28 mai avec l’arrivée de 120 personnes, en majorité d’origine kurde, près de Locri, au sud de Riace. En février, le gouvernement italien a adopté définitivement une loi durcissant les modalités d’expulsion des clandestins appréhendés en Italie qui jusqu’à alors bénéficiaient de 15 jours pour quitter le territoire. Ce délai était souvent mis à profit pour disparaître dans la nature et rejoindre d’autres pays européens comme la France ou l’Allemagne. Selon la nouvelle loi, les clandestins sont expulsés immédiatement ou placés dans des centres de rétention pour un maximum de 30 jours, le temps pour les autorités d’évaluer les mesures à prendre. Le gouvernement italien avait indiqué en décembre dernier qu’il aurait une attitude positive vis-à-vis des demandes d’asile politique présentées par les Kurdes. (AFP)
Un groupe de 184 immigrés clandestins d’origine kurde, dont 72 enfants, a été intercepté mercredi à l’aube peu après son débarquement sur la côte sud de l’Italie, près de Riace, en Calabre. Outre les enfants, dont l’âge ne dépasse pas sept ans, le groupe d’immigrés, de nationalités turque et irakienne, est composé de 46 femmes et 66 hommes. Certains clandestins s’exprimant en anglais, ont indiqué être partis de Turquie le 24 juin dernier et avoir payé environ 4.000 DM par personne pour le voyage. Selon leurs témoignages, 600 autres personnes sont prêtes à rejoindre l’Italie, au départ de la Turquie. Selon la police, les immigrés ont été transportés sur un même bateau jusqu’à environ 500 mètres des côtes calabraises avant d’être amenés sur la rive à bord de plusieurs canots à moteur. Le...