Même lorsque le virus du sida n’est plus décelable grâce à la tri ou quadrithérapie, il peut à tout moment se réactiver en cas d’interruption du traitement, a rappelé la multinationale pharmaceutique Roche à Genève, dans le cadre de la conférence mondiale sur le sida. La présence de virus latent dans des cellules à vie longue rend nécessaire «une période totale allant jusqu’à huit années de traitement (…), au lieu de deux à quatre ans de médication continue, comme cela était précédemment supposé», a rappelé cette firme dans une conférence de presse. Roche est l’une des firmes produisant un test de la «charge virale» ou quantité de virus par unité de sang. Elle a soumis la semaine dernière à l’approbation de l’administration américaine (FDA) une version améliorée de ce test, capable de déceler 50 «copies» du virus par millilitre de sang, au lieu de 400 précédemment. Ces tests décèlent le virus sous la forme ARN, qui est transportée d’une cellule immunitaire à une autre dans le cours de l’infection. Mais ils ne décèlent pas le virus ADN qui peut rester, endormi, à l’intérieur de cellules ayant une demi-vie de 300 à 800 jours. Douze patients traités par trithérapie et chez qui le virus ARN n’était plus décelable par le test le plus sensible existant ont été trouvés néanmoins porteurs du virus ADN. «Lorsque la thérapie a été arrêtée chez un patient qui n’avait plus de VIH-1 détectable dans le sang depuis plus de deux ans, le virus est réapparu en quelques semaines et est remonté à des niveaux très élevés», indique-t-il. Le VIH-1 est le plus répandu dans le monde de deux virus du sida, le VIH-2 étant plutôt trouvé dans certaines régions d’Afrique. Le sida se propage dans le système immunitaire en entrant sous la forme ARN dans des cellules indispensables à la protection de l’organisme contre les maladies. A l’intérieur de ces cellules, il se transforme en ADN qui produit d’autres ARN. Ceux-ci prolifèrent, tuant la cellule et allant en infester d’autres. Des nouveaux tests capables de déceler le virus sous sa forme ADN sont indispensables, ont souligné des intervenants à la conférence de presse, en indiquant que Roche y travaillait. «Nous ne pouvons pas affirmer que le VIH a été éradiqué, lorsque de l’ADN du VIH-1 est encore présent dans l’organisme, même si le virus libre a été en apparence éliminé depuis de longues périodes», a souligné le Dr Richard Garrigan, chercheur à Vancouver (Canada). (AFP)
Même lorsque le virus du sida n’est plus décelable grâce à la tri ou quadrithérapie, il peut à tout moment se réactiver en cas d’interruption du traitement, a rappelé la multinationale pharmaceutique Roche à Genève, dans le cadre de la conférence mondiale sur le sida. La présence de virus latent dans des cellules à vie longue rend nécessaire «une période totale allant jusqu’à huit années de traitement (…), au lieu de deux à quatre ans de médication continue, comme cela était précédemment supposé», a rappelé cette firme dans une conférence de presse. Roche est l’une des firmes produisant un test de la «charge virale» ou quantité de virus par unité de sang. Elle a soumis la semaine dernière à l’approbation de l’administration américaine (FDA) une version améliorée de ce test, capable de...
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