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Actualités - Chronologie

Inauguration demain à Francfort du système européen de banques centrales

La mise en place du Système européen de banques centrales (SEBC), futur gardien de la stabilité des prix dans la zone euro, doit être inaugurée mardi en grande pompe à Francfort, à six mois du lancement de la monnaie unique. La tâche première du SEBC sera de veiller à la stabilité des prix dans la zone des 11 pays de l’euro. Il devra définir la politique monétaire de «l’Euroland», qui sera ensuite appliquée par la Banque centrale européenne. La boîte d’outils monétaires qui sera utilisée à cette fin reste encore à définir et constitue le grand enjeu des mois à venir. Se retrouveront mardi au Vieil Opéra de la capitale financière allemande le premier ministre britannique, Tony Blair, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE, le chancelier autrichien Viktor Klima, dont le pays prendra la présidence de l’UE en juillet, le chancelier allemand Helmut Kohl, ainsi que Wim Duisenberg, président de la BCE, Jacques Santer, président de la Commission européenne, et Jose Maria Gil Robles, président du Parlement européen. Les présidents des banques centrales nationales seront aussi de la partie. La BCE, qui est le cœur exécutif du SEBC, avait connu un début plus discret: sa naissance, le 1er juin, avait été marquée par un simple changement de plaque à l’entrée de l’Eurotower sur la Kaiserstrasse où l’Institut monétaire européen lui avait pendant cinq ans préparé le terrain. Il avait ainsi tracé les contours d’un cadre d’outils monétaires, à partir duquel la BCE doit choisir d’ici à la fin de cette année la palette d’instruments qu’elle utilisera. L’adoption ou non — et si oui à quelles conditions — par la BCE de réserves minimum obligatoires est le point le plus conflictuel. Ce système, utilisé en Allemagne depuis 1948 et pour lequel la Bundesbank plaide avec ferveur, permet à une banque centrale d’exercer un contrôle efficace sur la liquidité des établissements de crédits et sur l’évolution de la masse monétaire. Elles n’ont pas que des adeptes. Le Royaume-Uni, qui n’est pas dans la première vague de l’euro mais entend le rejoindre plus tard, ne les utilise pas. Et les banques qui y sont soumises se plaignent d’être désavantagées par rapport à leurs concurrentes, qui peuvent proposer des crédits à des taux plus avantageux, comme le soulignait récemment la Fédération allemande des banques (BdB). Des taux très différents Les banques centrales qui s’en servent le font de surcroît à des taux et conditions très différentes. En Allemagne par exemple, le taux de réserves minimum qu’un établissement de crédit doit déposer auprès de la Bundesbank est de 2% pour la plupart des opérations et l’argent parqué n’est pas rémunéré par la banque centrale. En France, les taux se situent entre 0,5% et 1%. En Italie, il est à 9% pour l’ensemble des opérations, mais les dépôts des banques sont rémunérés. Dans le cas où la BCE choisit de cibler sa politique sur une masse monétaire, scénario le plus probable selon les économistes, elle est susceptible d’imposer des réserves minimum sur les composants regroupés dans un agrégat européen. Une masse monétaire est un indicateur d’inflation à moyen terme. Sa composition varie — là aussi — entre les pays membres de l’euro qui l’utilisent. Au-delà du choix des instruments, la BCE a donc un travail de titan à accomplir pour harmoniser les outils et indicateurs monétaires de «l’Euroland». Elle aura aussi à régler d’autres questions, comme les conditions d’accès des pays non membres de la zone euro au système TARGET, qui permettra les transferts de capitaux transfrontières en temps réel dans l’ensemble de la zone euro, ou encore le transfert des réserves monétaires dans ses coffres. (AFP).
La mise en place du Système européen de banques centrales (SEBC), futur gardien de la stabilité des prix dans la zone euro, doit être inaugurée mardi en grande pompe à Francfort, à six mois du lancement de la monnaie unique. La tâche première du SEBC sera de veiller à la stabilité des prix dans la zone des 11 pays de l’euro. Il devra définir la politique monétaire de «l’Euroland», qui sera ensuite appliquée par la Banque centrale européenne. La boîte d’outils monétaires qui sera utilisée à cette fin reste encore à définir et constitue le grand enjeu des mois à venir. Se retrouveront mardi au Vieil Opéra de la capitale financière allemande le premier ministre britannique, Tony Blair, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE, le chancelier autrichien Viktor Klima, dont le pays prendra la...