Bernard Tapie, vedette déchue de la politique et des affaires, saura le 2 juillet s’il doit faire six mois de prison pour fraude fiscale dans l’affaire de son ancien voilier de luxe, le «Phocéa». La Cour de cassation, la juridiction suprême en France, s’est donnée une semaine pour se prononcer sur le pourvoi formé par M. Tapie contre sa condamnation, en juin 1997, à 18 mois de prison, dont six ferme. L’avocat-général, Régis de Gouttes, a préconisé le rejet de ce pourvoi, estimant que la fraude fiscale avait été suffisamment caractérisée lors des deux procès déjà consacrés à cette affaire, une de celles qui ont fait chuter M. Tapie, ancien ministre de la Ville sous la présidence de François Mitterrand, et ancien patron d’Adidas. M. Tapie n’avait pas déclaré au fisc, au titre de ses revenus, l’avantage en nature procuré par l’utilisation personnelle qu’il a faite du yacht le «Phocéa», déclaré navire commercial, dans les années 1989 à 1991. Le «Phocéa», un quatre mâts de 74 mètres de long, a été acheté par Mouna Ayoub, une richissime Libanaise, pour 36,5 millions de francs (6 millions de dollars). M. Tapie, par la voix de son avocat, Me Arnaud Lyon-Caen, a fait valoir qu’il n’y a pas de fraude mais un montage licite réalisé par l’exploitation de possibilités légales, ce qui est permis à tout contribuable pour payer moins d’impôts. M. Tapie a déjà fait 165 jours de prison dans une affaire de match truqué entre Marseille et Valenciennes, OM-VA, arrangé alors qu’il était président du club de football Olympique-Marseille. L’ex-ministre avait été condamné dans cette affaire à deux ans de prison dont huit mois ferme, trois ans d’inéligibilité et 20.000 francs (3.300 dollars) d’amende, en novembre 1995, par la cour d’appel de Douai (nord). Il a tiré de sa vie aux affaires et de son expérience en prison un livre, intitulé «Librement» et mis en vente jeudi, où il se décrit comme une victime d’un complot politique réduit dans sa cellule à l’état «de lion en cage», selon le quotidien «Le Figaro». (AFP
Bernard Tapie, vedette déchue de la politique et des affaires, saura le 2 juillet s’il doit faire six mois de prison pour fraude fiscale dans l’affaire de son ancien voilier de luxe, le «Phocéa». La Cour de cassation, la juridiction suprême en France, s’est donnée une semaine pour se prononcer sur le pourvoi formé par M. Tapie contre sa condamnation, en juin 1997, à 18 mois de prison, dont six ferme. L’avocat-général, Régis de Gouttes, a préconisé le rejet de ce pourvoi, estimant que la fraude fiscale avait été suffisamment caractérisée lors des deux procès déjà consacrés à cette affaire, une de celles qui ont fait chuter M. Tapie, ancien ministre de la Ville sous la présidence de François Mitterrand, et ancien patron d’Adidas. M. Tapie n’avait pas déclaré au fisc, au titre de ses revenus,...
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