Le Liban, passe par un temps mort, selon Fadlallah
le 26 juin 1998 à 00h00
L’uléma Mohamed Hussein Fadlallah a considéré que le Liban passe par un temps mort, appelé selon lui, à se poursuivre jusqu’à l’élection présidentielle et le déblocage du volet israélo-palestinien des négociations de paix avec Israël. Dans une interview radiodiffusée, cheikh Fadlallah a estimé en parlant des élections municipales, que les hommes politiques ont réussi à faire oublier aux Libanais leurs problèmes socio-économiques. «Ils ont réussi à les insensibiliser et les gens ont prouvé qu’il est facile de les anesthésier», a-t-il déclaré après avoir fait remarquer qu’en dépit de la crise socio-économique, il n’y a eu aucun mouvement revendicatif. «Certaines compagnies ont même profité de cette sorte de léthargie pour licencier leurs employés sans qu’il n’y ait de réactions» a poursuivi cheikh Fadlallah. Selon lui, l’approche de l’échéance présidentielle «prolongera ce temps mort au Liban, pour la simple raison que le président n’est pas élu par les Libanais et que son choix est le fruit d’un consensus régionalo-international». Cheikh Fadlallah a aussi minimisé l’importance des visites d’émissaires américains et européens pour relancer le processus de paix, estimant que le Liban «vit un rêve beaucoup plus que la réalité». Le dignitaire chiite semblait ainsi faire allusion aux propos répétés du chef du gouvernement, M. Rafic Hariri, au sujet d’une initiative américaine pour relancer les deux volets libanais et syrien des pourparlers avec Israël. Selon lui, les Arabes «sont séduits par les belles paroles et les Américains ont traité avec les Arabes par les paroles et avec les Israéliens par les prises de position tout au long du conflit arabo-israélien». Toujours selon le raisonnement de cheikh Fadlallah, les «Etats-Unis sont dans l’impasse et comme l’opinion publique internationale pourrait leur faire assumer la responsabilité de la paralysie du processus de paix, ils tentent de relancer l’affaire d’un retrait israélien du Liban-Sud mais en lançant la balle dans le camp du Liban». C’est ce qui explique, selon lui, le conseil donné par Washington au Liban, d’examiner les propositions israéliennes. Cheikh Fadlallah a affirmé qu’il ne voit «rien de positif aux questions soulevées à propos d’un retrait israélien du Liban-Sud», jugeant que les Américains notamment essaient de gagner du temps en attendant que le dossier palestinien «qui reste l’essentiel pour les Etats-Unis et Israël, mûrisse».
L’uléma Mohamed Hussein Fadlallah a considéré que le Liban passe par un temps mort, appelé selon lui, à se poursuivre jusqu’à l’élection présidentielle et le déblocage du volet israélo-palestinien des négociations de paix avec Israël. Dans une interview radiodiffusée, cheikh Fadlallah a estimé en parlant des élections municipales, que les hommes politiques ont réussi à faire oublier aux Libanais leurs problèmes socio-économiques. «Ils ont réussi à les insensibiliser et les gens ont prouvé qu’il est facile de les anesthésier», a-t-il déclaré après avoir fait remarquer qu’en dépit de la crise socio-économique, il n’y a eu aucun mouvement revendicatif. «Certaines compagnies ont même profité de cette sorte de léthargie pour licencier leurs employés sans qu’il n’y ait de réactions» a...
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