Le conservateur d’un musée de la police norvégien a récemment découvert des échantillons du bacille du charbon entreposés dans le fin fond de ses archives, dont un avait conservé, 80 ans après sa saisie, sa capacité de nuisance mortelle, selon une étude publiée dans «Nature». Le conservateur du musée de Trondheim a, en effet, trouvé une note accompagnant sa trouvaille précisant qu’il s’agissait de «morceaux de sucre contenant du bacille du charbon, trouvés dans les bagages» du sulfureux baron Otto Karl von Rosen quand il fût appréhendé à Karasjok (Finlande) en janvier 1917, suspecté d’espionnage et de sabotage. A partir d’un de ces deux échantillons, les chercheurs ont réussi à réveiller le bacille mortel (l’antrax des Anglo-Saxons). L’équipe britannique de Richard Manchee, de Salisbury, associée à celle de Bjorn Berdal, de l’institut microbiologique de la Défense norvégien, en profitent pour narrer dans «Nature» l’étrange histoire de cet aristocrate «suisso-germano-finnois ». A vrai dire, la mention du charbon ayant quelque peu inquiété le conservateur il a jugé préférable de transmettre cette relique aux spécialistes de la Défense de son pays qui l’ont passée à leurs collègues de la Défense britannique. Les spores du charbon, coque de protection de la bactérie dormante, sont d’une «légendaire résistance», d’où, notent les chercheurs, leur espoir, entre-temps concrétisé, de raviver quelques-unes d’entres elles. Le baron affirmait être un militant pour l’indépendance finnoise, avec comme objectif la destruction des lignes de communication et de transport, particulièrement des zones contrôlées par les Russes. Mais d’après ses compagnons, ces expéditions étaient en fait commanditées par l’Allemagne. Lors de son arrestation, les bagages du baron contenaient quelques kilos de dynamite. Après son extradition en Norvège, le butin policier s’enrichissait de «bouteilles de curare, cultures de microbes et de 19 cubes de sucres contenant l’agent du charbon» (Bacillus antharacis, de son nom savant). La presse norvégienne était à l’époque convaincue que le bacille devait servir à tuer les chevaux et les rennes pour interrompre les transports. (AFP)
Le conservateur d’un musée de la police norvégien a récemment découvert des échantillons du bacille du charbon entreposés dans le fin fond de ses archives, dont un avait conservé, 80 ans après sa saisie, sa capacité de nuisance mortelle, selon une étude publiée dans «Nature». Le conservateur du musée de Trondheim a, en effet, trouvé une note accompagnant sa trouvaille précisant qu’il s’agissait de «morceaux de sucre contenant du bacille du charbon, trouvés dans les bagages» du sulfureux baron Otto Karl von Rosen quand il fût appréhendé à Karasjok (Finlande) en janvier 1917, suspecté d’espionnage et de sabotage. A partir d’un de ces deux échantillons, les chercheurs ont réussi à réveiller le bacille mortel (l’antrax des Anglo-Saxons). L’équipe britannique de Richard Manchee, de Salisbury,...
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