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Actualités - Chronologie

La location automobile encore balbutiante en Chine

La location de véhicules n’en est encore qu’à ses premiers balbutiements en Chine, où cette pratique s’apparente largement à du crédit-bail dans un pays qui reste hermétiquement fermé aux grands noms internationaux du secteur. Alors que le Salon de l’Auto de Pékin ouvre ses portes mardi, les constructeurs étrangers voient avec impatience le marché locatif faire ses premiers pas, dans l’espoir qu’il contribuera à relancer un secteur automobile stagnant. Seuls quelques loueurs ont fait leur apparition ces dernières années dans un cadre local qui empêche l’émergence d’un grand nom national. Sans aide des banques publiques, ces pionniers doivent avoir les reins solides pour se lancer. Les autorités n’ont pour l’instant pas réglementé le secteur, se contentant d’interdire la création de nouvelles sociétés. En l’absence de cadre légal, les loueurs se montrent franchement méfiants. Guang Yucheng, directeur général de New Concept, le premier loueur pékinois apparu début 1995, récite la liste des documents à fournir avant de pouvoir partir au volant d’un de ses véhicules: carte d’identité, permis de conduire, carte de résidence, quittance de domicile, lettre de l’employeur… Pas question pour un non-Pékinois de louer une voiture. «S’il veut absolument le faire, il devra passer par un résident de Pékin qui apportera sa garantie en son nom propre», explique M. Guang. Une formule qui «roule»… «Les déficiences du système bancaire obligent les loueurs à prendre des garanties draconiennes sur leurs clients et leur interdisent de quitter une région précise: il est donc impossible d’emprunter un véhicule à Pékin pour le rendre à Canton», explique Jean-Marie Walch, directeur des ventes de DCAC, la co-entreprise du français Citroën en Chine. DCAC a passé un accord avec New Concept, lui fournissant des voitures à crédit préférentiel. «La location automobile ne peut pas se développer en Chine sans l’aide du constructeur», explique M. Guang. «Nous sommes passés de 60 voitures en 1996 à 2.160 aujourd’hui, dont la moitié de Citroën ZX». Sa société s’est installée près de l’aéroport de Pékin, misant à terme sur la clientèle des touristes étrangers. «Nous pouvons nous arranger avec la police pour qu’elle leur établisse sur le champ un permis de conduire chinois. Autrement, nous leur fournissons un chauffeur avec la voiture», indique le loueur. La location de voiture au jour le jour comme dans les pays occidentaux ne concerne pour l’instant qu’une petite partie du parc de la société. «Plus de 70% de nos voitures sont louées pour deux ans, après quoi le locataire peut en devenir propriétaire à un tarif avantageux», explique M. Guang. Au bout du compte, cette formule n’est pas forcément plus intéressante pour l’automobiliste, mais elle remplace un crédit auto-prohibé en 1994 au nom de la lutte contre l’inflation. En outre, «pendant deux ans, le client peut échanger sa voiture s’il n’en est pas satisfait et elle sera remplacée en cas d’accident», assure M. Guang. «Cette formule marche très fort en Chine», ajoute-t-il. Surtout, la location évite à l’automobiliste d’avoir à effectuer les interminables démarches d’immatriculation, qui reviennent à plus de 30.000 yuans à Pékin (3.600 dollars) et peuvent dépasser le prix du véhicule dans d’autres villes du pays. Selon M. Guang, la location automobile a de beaux jours devant elle. «Il y a environ 1,2 million de véhicules à Pékin, alors que 1,6 million de gens ont un permis de conduire: cela laisse un écart de 400.000 clients potentiels pour la location», calcule-t-il. (AFP)
La location de véhicules n’en est encore qu’à ses premiers balbutiements en Chine, où cette pratique s’apparente largement à du crédit-bail dans un pays qui reste hermétiquement fermé aux grands noms internationaux du secteur. Alors que le Salon de l’Auto de Pékin ouvre ses portes mardi, les constructeurs étrangers voient avec impatience le marché locatif faire ses premiers pas, dans l’espoir qu’il contribuera à relancer un secteur automobile stagnant. Seuls quelques loueurs ont fait leur apparition ces dernières années dans un cadre local qui empêche l’émergence d’un grand nom national. Sans aide des banques publiques, ces pionniers doivent avoir les reins solides pour se lancer. Les autorités n’ont pour l’instant pas réglementé le secteur, se contentant d’interdire la création de nouvelles...