Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Toulouse attend avec appréhension les Hooligans

Après les violences qui ont secoué Marseille la semaine dernière, la ville de Toulouse attend avec une certaine appréhension la venue des supporters anglais à l’occasion du match Angleterre/Roumanie comptant pour le groupe G de la Coupe du monde de football. Peu habitués à lutter contre ce genre de mouvements, les policiers toulousains ne cachent pas leur inquiétude. «Ça devrait «péter»», explique Serge, un inspecteur de police. «Le pire, c’est qu’on ne sait ni où, ni quand, ni comment. On a tous les ingrédients pour faire une mauvaise guerre puisqu’elle sera mal préparée, forcément». Il n’exclut pas que le plan préparé par les autorités locales soit déjoué par les hooligans. «Imaginez qu’ils s’arrêtent en route». «A Carcassonne, par exemple, entre Marseille et Toulouse. Juste pour faire la fête. A 200, ils sont assez. Nous, le temps qu’on arrive, ils seront déjà repartis vers Toulouse. Pour nous, les hooligans, ce sont des moulins à vent. Et nous, nous sommes des Don Quichotte», explique-t-il. Cette inquiétude n’est par partagée par tout le monde. «Les supporters anglais, on les attend. Les hooligans, on essaiera de les accueillir», dit Paul Chantler, patron d’une brasserie appartenant à la chaîne britannique «Frog and Rosbeef» qui a ouvert, il y a deux mois, une succursale à Toulouse. Il s’attend à une certaine tension dans la mesure où le vainqueur du match de lundi sera pratiquement assuré d’une place pour les huitièmes de finale et la Coupe du monde. «Je travaille pour une chaîne de brasseurs qui accueille depuis 30 ans des supporters à la sortie de matches. De football ou de rugby. En Angleterre, au Pays de Galles, en Irlande ou en Ecosse. Toutes ces rumeurs de villes condamnées à une mise à sac, on connaît donc par cœur», ajoute Paul Chantler. «Les hooligans, s’ils viennent, ce ne sera pas si terrible, sans doute», espère-t-il. Dans sa brasserie, pourtant, en plein centre ville, tout est déjà prévu. A la différence des bars français, les rangées rutilantes de verres à pieds et les lignées de bouteilles d’alcool sont plus rares ou ont disparu derrière le bar. «On les a remplacés par des carafes pour servir. Sans aucune valeur. Les bouteilles qu’on montre, c’est sans alcool. Ça casse moins, l’histoire le prouve». Dans la salle, pas de tableaux non plus aux murs. «Ça s’abîme à chaque bagarre, on préfère afficher des publicités». Les tables sont en bois épais, boulonnées au sol. Les tabourets sont aussi en sapin solide. Ça fait mal en cas de bagarre, surtout derrière le crâne. Mais ça, c’est leur problème», dit ironiquement Paul Chantler. En bon gérant, il s’attend à de «grosses soirées». «Normalement, on fait 800 litres de bière par soirée. Là, on tournera au millier. A moins qu’on ferme prématurément». (AFP)
Après les violences qui ont secoué Marseille la semaine dernière, la ville de Toulouse attend avec une certaine appréhension la venue des supporters anglais à l’occasion du match Angleterre/Roumanie comptant pour le groupe G de la Coupe du monde de football. Peu habitués à lutter contre ce genre de mouvements, les policiers toulousains ne cachent pas leur inquiétude. «Ça devrait «péter»», explique Serge, un inspecteur de police. «Le pire, c’est qu’on ne sait ni où, ni quand, ni comment. On a tous les ingrédients pour faire une mauvaise guerre puisqu’elle sera mal préparée, forcément». Il n’exclut pas que le plan préparé par les autorités locales soit déjoué par les hooligans. «Imaginez qu’ils s’arrêtent en route». «A Carcassonne, par exemple, entre Marseille et Toulouse. Juste pour faire la...