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Actualités - Chronologie

4x4 syrienne (photo)

Une compagnie privée de Syrie a présenté le prototype du premier véhicule fabriqué à 70 pour cent en Syrie, une jeep 4x4, qu’elle compte commercialiser sur le marché local et arabe. Un modèle de ce véhicule est exposé à l’usine «Ram pour l’industrie», près de Damas. Il est doté d’un moteur japonais d’une puissance de 2.000 cm3, consomme 1 litre aux 9 kilomètres et sera vendu à 7.000 dollars. Le directeur de la compagnie, Omar Ramadan, 31 ans, a précisé qu’il attendait «une autorisation officielle du gouvernement pour importer des moteurs français ou japonais pour se lancer dans ce projet», premier du genre en Syrie où l’acquisition d’une voiture est un véritable luxe. «Si tout va bien, les premières voitures seront disponibles sur le marché dans deux ans et nous pourrons aussi exporter vers les pays voisins», assure M. Ramadan. Le dirigeant a en outre mis en relief le «prix avantageux» de la jeep en comparaison avec celui des voitures importées en Syrie où les taxes vont de 185% à 300%. Egalement à titre de comparaison, une jeep sud-coréenne de marque Kia est vendue en Syrie au prix de 36.000 dollars. Une Peugeot 406 y est disponible pour 50.000 dollars. Aspect «non civilisé» «Les Syriens qui veulent une voiture moderne choisiront la nôtre. Elle est parfaite pour les jeunes couples, le travail à la campagne ou la chasse», affirme M. Ramadan. En Syrie, le secteur public détient le monopole de l’importation des voitures, avec des dérogations accordées aux émigrés syriens, aux députés et aux mutilés de guerre. Toutefois, nombre de Syriens parviennent à se procurer des véhicules neufs sans pour autant devoir payer des taxes exorbitantes: ils achètent «par des moyens détournés» des petites camionnettes à plateau découvert — les pick-up —, qui bénéficient d’une faible taxation — 36 dollars — car, selon le gouvernement, elles sont essentiellement destinées au secteur agricole. «Escroquerie justifiée», écrivait récemment le quotidien «Techrine» dans un reportage traitant de «la nécessité pour les citoyens de tourner les règlements pour acheter des camionnettes». Le journal s’interrogeait du même coup sur les raisons poussant les autorités «à interdire aux citoyens d’importer des voitures normales et à les autoriser à utiliser des camionnettes». Selon «Techrine», le taux des «paysans réels» présentant une demande d’achat de «pick-up» ne dépasse pas les 30%. Les 70% restants sont attirés par les prix avantageux de ces véhicules, qui varient entre 4.000 et 12.000 USD. Le journal souligne au passage leur «aspect non civilisé et peu confortable», les familles étant contraintes de s’entasser sur le plateau arrière. Le nombre de voitures en Syrie ne dépasse pas les 450.000, selon des chiffres officiels, alors que le pays abrite quelque 16 millions d’habitants. (AFP)
Une compagnie privée de Syrie a présenté le prototype du premier véhicule fabriqué à 70 pour cent en Syrie, une jeep 4x4, qu’elle compte commercialiser sur le marché local et arabe. Un modèle de ce véhicule est exposé à l’usine «Ram pour l’industrie», près de Damas. Il est doté d’un moteur japonais d’une puissance de 2.000 cm3, consomme 1 litre aux 9 kilomètres et sera vendu à 7.000 dollars. Le directeur de la compagnie, Omar Ramadan, 31 ans, a précisé qu’il attendait «une autorisation officielle du gouvernement pour importer des moteurs français ou japonais pour se lancer dans ce projet», premier du genre en Syrie où l’acquisition d’une voiture est un véritable luxe. «Si tout va bien, les premières voitures seront disponibles sur le marché dans deux ans et nous pourrons aussi exporter vers les...