Une brassée de nouveaux films italiens, signés des talentueux Taviani, Scola, Tornatore ou Monicelli, vont arriver sur le marché, signant la reprise du cinéma italien après le succès remporté à Cannes par le réalisateur-acteur Roberto Benigni. Les deux frères Paolo et Vittore Taviani, célèbres réalisateurs toscans devraient présenter à la prochaine Mostra de Venise en septembre leur dernière œuvre «Tu ridi» (Tu ris), indique la revue spécialisée «Cinema d’Oggi». Basée sur des nouvelles de Luigi Pirandello, ce film constitue une suite de «Kaos», réalisé en 1984, également sur des histoires de l’écrivain sicilien, en collaboration avec Tonino Guerra. Avec «La leggenda del pianista sull’Oceano» (la légende du pianiste sur l’océan), actuellement au montage), Giuseppe Tornatore a porté à l’écran un monologue de l’écrivain Alessandro Baricco évoquant un pianiste virtuose né sur un bateau qu’il ne quittera jamais jusqu’à sa mort. Interpétré par l’Américain Tim Roth, le film d’un coût de 20 millions de dollars a été tourné sur la mer Noire, au large d’Odessa, et dans les studios romains de Cinecitta. Ettore Scola tourne «La Cena» (le dîner) dans une trattoria romaine où les acteurs, dont Vitorio Gassman, Fanny Ardant et Stefania Sandrelli (le trio de «La famille» réalisé en 1987), répartis en 14 tables, interprètent diverses situations et personnages dans leurs désirs, leurs vices et vertus sous forme de comédie. Mario Monicelli à 83 ans va revenir à l’écran avec «I panni sporchi» (le linge sale), une comédie burlesque à l’italienne sur la vie de province. Autre maître du cinéma italien Alberto Sordi, finit comme réalisateur et acteur «Le occasioni perdute» (les occasions perdues), les déboires sentimentaux d’un homme mûr, amoureux d’une jeune et belle femme. Nouvelle ère «Une nouvelle ère s’ouvre pour le cinéma italien», avait affirmé à la fin 1997 le ministre de la Culture italien Walter Veltroni, cinéphile averti et ancien critique de cinéma qui a impulsé une politique de relance du septième art écrasé pendant de longues années par la puissante télévision. En 1997, 110 films ont été réalisés et une politique de co-production notamment avec la France a été mise en place cette année associée à une baisse des prix des billets et de modernisation et multiplication des salles qui ont fait revenir le public italien dans les salles obscures. L’Italie a également été récompensée au festival de Cannes avec «La vita e bella» (La vie est belle) de Roberto Benigni qui a reçu le prix spécial du jury. Mais bien d’autres films de qualités sont en cours de finition, ainsi «I giardini dell’Eden» d’Alessandro D’Alatri, entièrement tourné au Maroc, sur la jeunesse d’un Jésus-Christ, rebelle et révolutionnaire, joué par Rossi Stuart, en pointe parmi les jeunes acteurs. Stuart joue également un immigré polonais dans le nouveau film de Peter Del Monte, «La ballata dei Lavavetri» (la ballade des laveurs de vitres) qui sortira dans quelques mois. La jeune réalisatrice Roberta Torre, révélée avec une comédie musicale burlesque sur la mafia «Tano à en mourir» est prête pour le premier tour de manivelle d’un nouveau film «Sud side Story», une histoire d’amour entre un jeune Sicilien et une prostituée nigérienne dans un quartier pauvre de Palerme. La Sicile également pour Ticky Tognazzi qui retrace l’histoire des juges anti-mafia Giovanni Falcone et Paolo Borsellino, assassinés par la mafia en 1992 dans «Nella terra degli infedeli» (la terre des infidèles). Sans oublier le film d’animation «La Giabbianella» d’Enzo D’Alo de 5,7 M USD de budget et bien d’autres de jeunes réalisateurs. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Une brassée de nouveaux films italiens, signés des talentueux Taviani, Scola, Tornatore ou Monicelli, vont arriver sur le marché, signant la reprise du cinéma italien après le succès remporté à Cannes par le réalisateur-acteur Roberto Benigni. Les deux frères Paolo et Vittore Taviani, célèbres réalisateurs toscans devraient présenter à la prochaine Mostra de Venise en septembre leur dernière œuvre «Tu ridi» (Tu ris), indique la revue spécialisée «Cinema d’Oggi». Basée sur des nouvelles de Luigi Pirandello, ce film constitue une suite de «Kaos», réalisé en 1984, également sur des histoires de l’écrivain sicilien, en collaboration avec Tonino Guerra. Avec «La leggenda del pianista sull’Oceano» (la légende du pianiste sur l’océan), actuellement au montage), Giuseppe Tornatore a porté à l’écran...