Un pope moscovite, haut dignitaire de l’Eglise orthodoxe russe, venu négocier l’achat de vin à Cahors (sud-ouest de la France), est reparti hier avec 20.000 bouteilles et... trois reliques de saints reposant dans la crypte de l’église de Duravel. L’Eglise orthodoxe, qui avait adopté au XIIIe siècle le vin de Cahors pour ses offices, souhaitait renouer avec cette tradition abandonnée au moment de la révolution bolchévique. Le pope Serguei Konobas avait fait un premier voyage dans la région en mars 1997 afin de choisir des échantillons et les faire goûter au patriarche. Ce dernier a donné son accord, estimant que ce vin correspondait à la tradition, a indiqué le pope Konobas, arrivé en compagnie de sa famille et d’un acheteur pour l’Eglise orthodoxe. Un contrat, dont les détails n’ont pas été révélés, devrait être signé entre une cave coopérative de la région et l’Eglise orthodoxe pour l’approvisionnement de 18.000 églises russes consommant pour leur office une bouteille par jour, a précisé le dignitaire. Lors de sa première visite, il avait appris que trois saints «extrêmement vénérés en Russie» reposaient dans la crypte de l’église de Duravel, près de Cahors, dans des sacrophages qui ne sont ouverts que tous les cinq ans, dans le cadre des «ostensions de Duravel». Trois reliques de ces saints — Saint Hilarion (3e siècle), Saint Agathon (4e siècle) et Saint Poemon (5e siècle) — offertes par l’évêque de Cahors, Mgr Maurice Gaidon, ont été ramenées par le pope dans son pays. En échange, l’Eglise orthodoxe a offert une icône sacrée à l’église de Duravel. «Un sacrifice très important, car jamais une icône sacrée ne sort du territoire russe», a-t-il souligné. (AFP)
Un pope moscovite, haut dignitaire de l’Eglise orthodoxe russe, venu négocier l’achat de vin à Cahors (sud-ouest de la France), est reparti hier avec 20.000 bouteilles et... trois reliques de saints reposant dans la crypte de l’église de Duravel. L’Eglise orthodoxe, qui avait adopté au XIIIe siècle le vin de Cahors pour ses offices, souhaitait renouer avec cette tradition abandonnée au moment de la révolution bolchévique. Le pope Serguei Konobas avait fait un premier voyage dans la région en mars 1997 afin de choisir des échantillons et les faire goûter au patriarche. Ce dernier a donné son accord, estimant que ce vin correspondait à la tradition, a indiqué le pope Konobas, arrivé en compagnie de sa famille et d’un acheteur pour l’Eglise orthodoxe. Un contrat, dont les détails n’ont pas été révélés,...
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