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Actualités - Chronologie

Un film controversé sur Nasser finit devant la justice

Des proches du numéro deux du régime nassérien égyptien, le maréchal Abdel Hakim Amer, se sont pourvus en justice pour obtenir l’interdiction de projection d’un film sur l’ancien président égyptien Gamal Abdel Nasser. Dans leur plainte déposée auprès d’une cour du Caire, les plaignants ont également réclamé 10 millions de livres égyptiennes (3 M USD), de dommages et intérêts au producteur du film, à son réalisateur syrien Anouar Kaouadri et au service de la censure égyptienne qui avait donné son accord au scénario. Ils ont indiqué que «le film est plein de mensonges et déforme l’image» du maréchal Amer, commandant en chef des forces armées égyptiennes dans les années 60, a-t-on ajouté. Les plaignants ont cité comme exemple le fait que le scénario attribue au maréchal Amer d’avoir proposé «la capitulation» de l’armée égyptienne lors de la guerre israélo-arabe de juin 1967, qui a permis à l’Etat hébreu de s’emparer de la péninsule égyptienne du Sinaï. Le procès s’ouvrira le 23 juin, a-t-on indiqué de source judiciaire. Outre la famille Amer, Hoda, la fille d’Abdel Nasser avait accusé le metteur en scène d’avoir obtenu «un financement suspect» et lui reprochait d’avoir montré son père «en pyjama» au moment où les responsables israéliens étaient toujours présentés en uniforme. Intitulé «Nasser», ce long métrage de deux heures et demie a coûté 1,5 million USD, budget important pour un film arabe, et doit être projeté prochainement. Le film a été financé par la société de production égyptienne privée al-Batrique (le pingouin). Quatre jours après la guerre de 1967, Amer, ami intime de Nasser, avait démissionné. Le 4 septembre, il était arrêté avec deux autres anciens ministres et 50 officiers pour avoir tenté de fomenter un coup d’Etat. Les autorités ont annoncé par la suite que le maréchal s’était suicidé le 14 septembre 1967. (AFP)
Des proches du numéro deux du régime nassérien égyptien, le maréchal Abdel Hakim Amer, se sont pourvus en justice pour obtenir l’interdiction de projection d’un film sur l’ancien président égyptien Gamal Abdel Nasser. Dans leur plainte déposée auprès d’une cour du Caire, les plaignants ont également réclamé 10 millions de livres égyptiennes (3 M USD), de dommages et intérêts au producteur du film, à son réalisateur syrien Anouar Kaouadri et au service de la censure égyptienne qui avait donné son accord au scénario. Ils ont indiqué que «le film est plein de mensonges et déforme l’image» du maréchal Amer, commandant en chef des forces armées égyptiennes dans les années 60, a-t-on ajouté. Les plaignants ont cité comme exemple le fait que le scénario attribue au maréchal Amer d’avoir proposé...