S’il y a bien une place que le Liban a retrouvé, c’est certainement celle qui fait de ce pays un réservoir de liquidités monétaires. Les épargnants, les investisseurs traditionnels, les grandes fortunes et leurs banques de dépôts croulent sous les stocks de devises étrangères. Les taux, quant à eux, baissent, malgré les notations infléchies de l’économie libanaise par les agences internationales. Dans ce contexte, comment gérer ces fonds en équilibrant performance et risque, dans un pays où les produits financiers classiques et les réelles opportunités d’investissement manquent à priori? Ce nouveau phénomène attire visiblement les professionnels internationaux des placements, et, hier, c’était au tour de Merrill Lynch de faire déplacer l’un de ses ténors du «Conseil en fonds global», M. Douglas Johnson, vice-président du département de la gestion de fonds de la maison anglaise. Accompagné de l’équipe «ML» locale, M. Johnson a présenté, à l’hôtel «Summerland», le «Merrill Lynch Global Funds Advisor» (MLGFA) qui offre une gestion pointue des portefeuilles individuels, en «offshore», à partir de fonds mutuels, mais en respectant les objectifs de chaque particulier. En fait, il s’agit de mettre la haute couture financière au service de portefeuilles relativement modestes, puisque le minimum de placement requis est de 100.000$. Les placements proposés par le responsable des stratégies, M. Alan Albert, sont issus d’une sélection de 135 fonds extraits de plus de 14 catégories d’investissements. Un comité de sélection vient ensuite donner et vérifier les grandes lignes des fonds déterminés. Pour M. Johnson, «avec la complexité des mouvements économiques à travers le monde et les derniers phénomènes dus à la globalisation, les seuls critères retenus jadis pour l’évaluation d’une société ou d’un fonds ne sont plus les mêmes. Il est impératif de s’adresser à des spécialistes capables de connaître tous les marchés, de façon à établir une synthèse performante, à un moindre risque». Les marchés ne sont pas le reflet nécessaire des économies et l’analyse des affaires exige un doigté particulier pour évaluer les réelles performances possibles, les risques de déflation et détecter les valeurs ajoutées. Les marchés placés sous la loupe sont ceux du Japon, de l’Europe et des pays émergents et la stratégie essentiellement basée sur la diversification. Autant d’éléments qui, entre les mains d’une institution telle Merrill Lynch, veut dire quelque chose et peut être, pour le moins, une bonne indication de tendance du marché global pour nombre d’investisseurs libanais qui souhaitent garder la maîtrise de leur portefeuille, tout en profitant du savoir-faire des «grands».
S’il y a bien une place que le Liban a retrouvé, c’est certainement celle qui fait de ce pays un réservoir de liquidités monétaires. Les épargnants, les investisseurs traditionnels, les grandes fortunes et leurs banques de dépôts croulent sous les stocks de devises étrangères. Les taux, quant à eux, baissent, malgré les notations infléchies de l’économie libanaise par les agences internationales. Dans ce contexte, comment gérer ces fonds en équilibrant performance et risque, dans un pays où les produits financiers classiques et les réelles opportunités d’investissement manquent à priori? Ce nouveau phénomène attire visiblement les professionnels internationaux des placements, et, hier, c’était au tour de Merrill Lynch de faire déplacer l’un de ses ténors du «Conseil en fonds global», M. Douglas...
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