Le Pakistan attend des grandes puissances du G8 qu’elles s’impliquent dans la recherche d’une solution au problème du Cachemire afin de réduire la tension avec l’Inde aggravée par les récents essais nucléaires des deux pays voisins. Le sommet du G8 de vendredi à Londres doit «produire quelque chose de plus que la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies» de la semaine dernière, a estimé un responsable du ministère des Affaires étrangères à Islamabad. Selon lui, le Conseil de Sécurité à bien reconnu le «caractère central» de la question du Cachemire mais n’a proposé «aucune action concrète» de la part de la communauté internationale. Le Conseil a condamné les essais nucléaires effectués par l’Inde et le Pakistan le mois dernier et a insisté pour que les deux pays évitent de se lancer dans une course aux armements. Pour cela, l’ONU les a invités à rechercher une solution au problème du Cachemire. Cette région himalayenne, à majorité musulmane, est divisée entre les deux pays qui s’en disputent le contrôle total. Les deux pays se sont déjà livré deux guerres, en 1948 et 1965, à son sujet et depuis 1989, une guérilla séparatiste a fait au moins 20.000 morts au Cachemire indien. Le Pakistan a toujours insisté sur la tenue d’un référendum sur l’avenir du Cachemire, prévu par les Nations Unies, mais que New Delhi a toujours refusé. Le porte-parole pakistanais a déploré que le Conseil ait «ignoré» l’opinion «prédominante» de ses membres selon lesquels la solution de ce problème, dans une région désormais «nucléarisée», nécessite d’être «promptement résolue». Le Pakistan a revendiqué son statut de puissance nucléaire en soulignant qu’il découlait de «la réalité sur le terrain» après les six essais nucléaires effectués les 28 et 30 mai en réponse à deux séries d’essais indiens les 11 et 13 mai. Soutien de l’OCI Islamabad a proposé de multiples fois la reprise du dialogue avec l’Inde sur tous les problèmes existant entre les deux pays, y compris le Cachemire. Mais en réclamant la tenue du référendum, le Pakistan a toujours tenté d’internationaliser le problème du Cachemire, ce que l’Inde a toujours refusé en arguant du fait que les résolutions de l’ONU sur le référendum étaient devenues obsolètes. New Delhi insiste que le problème est un problème bilatéral, en s’appuyant notamment sur les accords de Simla signés en 1972 par les deux pays à l’issue de la guerre d’indépendance du Bangladesh et qui appellent à une solution des problèmes entre les deux pays par des discussions bilatérales. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Gohar Ayoub Khan, a insisté mardi que toute discussion avec l’Inde serait «vaine» si les grandes puissances n’étaient pas impliquées à un degré ou à un autre. Le Pakistan, qui sur cette question ne bénéficie jusqu’à présent que du soutien — inconditionnel mais impuissant — de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), aimerait que les Nations Unies et surtout les Etats-Unis entrent dans le processus. Les Nations Unies sont déjà présentes au Cachemire depuis 1949, sous la forme d’une mission militaire — l’une des plus anciennes de l’Organisation — positionnée sur la «ligne de contrôle» qui sépare les Cachemires indien et pakistanais. Sans aucun pouvoir, cette mission ne joue aucun rôle dans cette région. (AFP)
Le Pakistan attend des grandes puissances du G8 qu’elles s’impliquent dans la recherche d’une solution au problème du Cachemire afin de réduire la tension avec l’Inde aggravée par les récents essais nucléaires des deux pays voisins. Le sommet du G8 de vendredi à Londres doit «produire quelque chose de plus que la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies» de la semaine dernière, a estimé un responsable du ministère des Affaires étrangères à Islamabad. Selon lui, le Conseil de Sécurité à bien reconnu le «caractère central» de la question du Cachemire mais n’a proposé «aucune action concrète» de la part de la communauté internationale. Le Conseil a condamné les essais nucléaires effectués par l’Inde et le Pakistan le mois dernier et a insisté pour que les deux pays évitent de se...
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