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Actualités - Chronologie

Avertissement à un journal proche de Khatami

Le directeur du journal modéré iranien «Jaméh» (Société) a reçu un avertissement pour avoir publié «des articles diffamatoires et mensongers» visant plusieurs personnalités du régime, a annoncé hier la presse de Téhéran. Hamid-Reza Jalaï-Pour a été reconnu «coupable» lundi par une cour chargée de statuer sur les délits commis par la presse, mais n’a pas été sanctionné, le jury ayant tenu compte du fait que c’était la première fois qu’il comparaissait pour ce genre d’accusations, a précisé la presse. M. Jalaï-Pour était poursuivi après des plaintes du commandant en chef des Gardiens de la révolution (Pasdaran), le général Rahim Safavi, le pouvoir judiciaire et l’administration pénitentiaire. Il était accusé d’avoir autorisé la publication d’articles jugés «mensongers» et «contraires à l’ordre public». Il lui était notamment reproché la publication de propos attribués au général Safavi, hostiles à l’ouverture du régime, que ce dernier a contestés en faisant valoir qu’il s’était exprimé à huis clos et que ses déclarations avaient été déformées. «Considérant que c’est la première fois que M. Jalaï-Pour commet ce genre de délits, et tout en le reconnaissant coupable, le jury a décidé de lui faire une faveur» en n’émettant pas de sanction, a ajouté la presse. «Jaméh» qui a commencé de paraître en février, soutient le président réformateur Mohammad Khatami. Il est depuis des semaines sous le feu des milieux conservateurs qui l’accusent de diffuser des informations tendancieuses et parfois anti-islamiques. Le chef du pouvoir judiciaire, Mohammad Yazki, a adressé vendredi un sévère avertissement aux journaux modérés, dont très clairement à Jaméh, en les accusant de chercher à semer la division au sein de la société. Le ministre de la Culture et de l’Orientation islamique, Ataollah Mohadjerani, partisan d’une politique d’ouverture en faveur de la presse, avait critiqué aussi Jaméh pour avoir publié une photo où apparaissait un dessin représentant l’ancien président Abolhassan Bani Sadr, en exil en France. Le journal pourrait revenir devant la cour pour cette affaire qui lui a valu les critiques de plusieurs autres journaux et responsables publics. (AFP)
Le directeur du journal modéré iranien «Jaméh» (Société) a reçu un avertissement pour avoir publié «des articles diffamatoires et mensongers» visant plusieurs personnalités du régime, a annoncé hier la presse de Téhéran. Hamid-Reza Jalaï-Pour a été reconnu «coupable» lundi par une cour chargée de statuer sur les délits commis par la presse, mais n’a pas été sanctionné, le jury ayant tenu compte du fait que c’était la première fois qu’il comparaissait pour ce genre d’accusations, a précisé la presse. M. Jalaï-Pour était poursuivi après des plaintes du commandant en chef des Gardiens de la révolution (Pasdaran), le général Rahim Safavi, le pouvoir judiciaire et l’administration pénitentiaire. Il était accusé d’avoir autorisé la publication d’articles jugés «mensongers» et...