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Actualités - Chronologie

En ville, sans ma voiture

Les automobiles seront déclarées indésirables le 22 septembre prochain dans au moins quinze villes de France, dans le cadre d’une journée de sensibilisation aux transports en commun organisée par le ministère de l’Environnement. «Cette manifestation doit contribuer à réconcilier les Français avec les transports en commun qu’ils utilisent de moins en moins, alors qu’ils sont 94% à penser que leur développement est prioritaire pour lutter contre la pollution», a déclaré Dominique Voynet, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, lors d’une conférence de presse. Les quinze premières villes à avoir répondu à l’appel sont Amiens, Chambéry, Chambly, Grenoble, La Rochelle, Montpellier, Montreuil, Morlaix, Nantes, Quimper, Rouen, Strasbourg, Tours Saint-Germain-en-Laye et Lons-Le Saulnier. Initiative spectaculaire Baptisée «En ville, sans ma voiture?», cette journée prend pour modèle l’expérience réalisée l’automne dernier à La Rochelle, mais aussi à Saint-Germain-en-Laye, à l’ouest de Paris. La journée sans voiture du 22 septembre sera l’initiative la plus spectaculaire d’une semaine du transport public prévue du 21 au 27 septembre. Le cahier des charges de cette journée prévoit d’instaurer une zone d’exclusion réservée aux piétons, aux bicyclettes et aux transports collectifs, mais aussi aux voitures fonctionnant à l’électricité, au GPL (Gaz de pétrole liquéfié) ou au GNV (gaz naturel de ville). Dominique Voynet a souhaité que cette journée sans voiture devienne un événement annuel, comme la fête de la musique. Selon elle, la Mission de célébration de l’an 2000 souhaite en faire «un des événements phare du changement de millénaire, en proposant à nos voisins de l’étendre à l’ensemble de l’Union européenne». Pour elle, «il ne s’agit pas d’instruire le procès de la voiture ou de condamner, sans appel, le désir de mobilité de nos concitoyens» mais de «repenser les transports en ville dans le sens d’un meilleur partage de la voirie». Auto-Oil Au-delà de cette journée, le ministre a rappelé que «la reconquête de la qualité de l’air» relevait d’une «démarche de longue haleine». Dominique Voynet a présenté le programme Auto-Oil comme un événement majeur de l’année passée dans ce domaine: les Quinze ont décidé en juin de diminuer les émissions de polluants de 30% en l’an 2000 et de 60% en 2005 en améliorant la qualité des carburants et les normes des véhicules particuliers. Ce programme est en cours de négociation au niveau européen. Elle a confirmé que la «pastille verte» serait prête cet été pour permettre aux véhicules les plus propres de circuler même les jours de pics de pollution. Dominique Voynet, chef de file des Verts, a défendu l’émergence d’une «fiscalité écologique». «Plusieurs mesures ont déjà été adoptées dans la loi de finances 1998: fin de la déductibilité de la TVA sur les véhicules diesel et, à l’inverse, déduction à 100% de la TVA pour les véhicules GPL, GNV ou électriques et possibilité d’exonération de la vignette», a-t-elle dit. Elle n’a pas donné de précision sur les mesures qui pourraient être prises dans le cadre de la loi de finances 1999. Limiter la différence de prix Mais le ministre a déclaré devant l’Assemblée, lors de la séance de questions au gouvernement, qu’elle souhaitait progressivement ramener la différence de prix entre le diesel et l’essence au niveau européen de 0,94 FF, contre 1,43 FF en France actuellement, tout en prenant soin de préserver les intérêts des chauffeurs-routiers. Selon les études scientifiques réalisées ces dernières années, les moteurs diesel actuels sont à l’origine de 80% des particules dangereuses dégagées par l’ensemble des véhicules à moteur. Mais ils émettent moins de monoxyde de carbone (CO) et d’oxydes d’azote (NOx) que les véhicules à essence non catalysés. Selon l’observatoire régional de santé d’Ile-de-France, si les émissions de dioxyde de soufre ou de plomb ont diminué depuis trente ans dans l’agglomération parisienne, on connaît mal l’évolution d’autres polluants comme les particules fines, le dioxyde d’azote et l’ozone, dont la concentration est mesurée depuis peu. Surtout, on connaît mieux l’impact de la pollution sur la santé, qui s’exprime notamment par une hausse de 8% de la mortalité respiratoire les jours de forte pollution. (Reuters)
Les automobiles seront déclarées indésirables le 22 septembre prochain dans au moins quinze villes de France, dans le cadre d’une journée de sensibilisation aux transports en commun organisée par le ministère de l’Environnement. «Cette manifestation doit contribuer à réconcilier les Français avec les transports en commun qu’ils utilisent de moins en moins, alors qu’ils sont 94% à penser que leur développement est prioritaire pour lutter contre la pollution», a déclaré Dominique Voynet, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, lors d’une conférence de presse. Les quinze premières villes à avoir répondu à l’appel sont Amiens, Chambéry, Chambly, Grenoble, La Rochelle, Montpellier, Montreuil, Morlaix, Nantes, Quimper, Rouen, Strasbourg, Tours Saint-Germain-en-Laye et Lons-Le...