Rechercher
Rechercher

Actualités - Interviews

Jacques Chirac confiant dans la qualité de l'organisation

Le président de la République française, Jacques Chirac, a exprimé sa confiance dans la qualité de l’organisation de la Coupe du monde de football et dans les moyens mis en œuvre pour assurer la sécurité. Il n’a pas caché sa réprobation quant à l’intervention de la commission de Bruxelles dans la vente des billets. Dans un entretien accordé à l’AFP à l’Elysée avant l’ouverture du Mondial, le chef de l’Etat français a déclaré que le comité organisateur (CFO), en matière de billetterie, n’avait fait qu’appliquer les règles de la Fédération internationale de football (FIFA). Interrogé sur l’intervention de la Commission de Bruxelles concernant la billetterie pour savoir si celle-ci était, à cette occasion, restée dans son rôle, M. Chirac a été catégorique: «Pas du tout», a-t-il répondu. Un des fondements de la réforme des institutions qui s’impose avant l’élargissement, suppose l’application claire du principe de subsidiarité. C’est une conviction que partagent tous les chefs d’Etat et de gouvernement européens. C’est un sujet sur lequel le chancelier allemand et moi-même allons intervenir au sommet de Cardiff». «La billetterie concerne la FIFA et le CFO, a-t-il ajouté. C’est donc entre ces deux instances que les problèmes doivent se régler. A ma connaissance, le CFO a appliqué les règles de la FIFA». M. Chirac a surtout tenu à souligner la fierté qu’il ressentait par l’image que la France allait donner grâce à la qualité de l’organisation pour laquelle tout a été mis en œuvre, à tous les niveaux. «Vigilance» «Quant à la sécurité, c’est notre préoccupation essentielle», a indiqué M. Chirac. «Je sais par expérience que , dans ce domaine, on ne peut jamais être sûr de rien. La France a fait tout ce qui était possible et nécessaire afin d’assurer la sécurité de tous, mais il convient de ne jamais relâcher sa vigilance», a-t-il ajouté. Concernant les grèves ou les manifestations, M. Chirac a affirmé que chacun devait évidemment «faire preuve d’un esprit de responsabilité». «Il y va du crédit et de l’image de la France», a dit le chef de l’Etat. Jacques Chirac a par ailleurs affiché une ferme détermination dans la nécessité de combattre le dopage et s’est déclaré «choqué» par les événements qui, ces derniers temps, ont secoué le sport français. Il a estimé que le dopage devait être «fermement combattu» et qualifié le projet de loi en cours de discussion au Parlement de «nouvelle organisation bien adaptée aux besoins». «Le dopage, comme la drogue, est un fléau qui doit être fermement combattu. C’est un geste inacceptable», a souligné le chef de l’Etat français avant de s’envoler pour le sommet de la drogue à l’ONU. Le président de la République, qui assistera au moins à trois rencontres du Mondial dont le match d’ouverture (Brésil-Ecosse) et la finale, a été favorablement impressionné par l’équipe de France à laquelle il a rendu visite la semaine dernière lors de son stage en région parisienne. «Je l’ai trouvée mobilisée, soudée et déterminée», a-t-il confié, formulant le vœu de pouvoir remettre le trophée au capitaine français Didier Deschamps le 12 juillet. Le chef de l’Etat a enfin convenu que l’Europe devait aussi tenir compte de «l’exception sportive» au même titre que l’exception culturelle. (AFP)
Le président de la République française, Jacques Chirac, a exprimé sa confiance dans la qualité de l’organisation de la Coupe du monde de football et dans les moyens mis en œuvre pour assurer la sécurité. Il n’a pas caché sa réprobation quant à l’intervention de la commission de Bruxelles dans la vente des billets. Dans un entretien accordé à l’AFP à l’Elysée avant l’ouverture du Mondial, le chef de l’Etat français a déclaré que le comité organisateur (CFO), en matière de billetterie, n’avait fait qu’appliquer les règles de la Fédération internationale de football (FIFA). Interrogé sur l’intervention de la Commission de Bruxelles concernant la billetterie pour savoir si celle-ci était, à cette occasion, restée dans son rôle, M. Chirac a été catégorique: «Pas du tout», a-t-il...