Le gouvernement français a pour objectif de retrouver une pente de croissance à long terme d’environ 2,2% et de renforcer son potentiel pour aller au-delà de ce chiffre, a déclaré le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Sautter, qui était auditionné jeudi par la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Dans un compte rendu publié vendredi, la Commission rapporte les propos de Christian Sautter, expliquant qu’après avoir réduit leur poids dans le PIB en 1998, le gouvernement avait décidé de «stabiliser les prélèvements obligatoires en 1999 afin de consolider la croissance». Le ministre des Finances, Dominique Strauss-Kahn, également entendu par la Commission, n’a pas exclu la poursuite de leur réduction l’an prochain. Il a ajouté que les priorités fiscales pour 1999 n’avaient pas encore été déterminées, rappelant que trois chantiers, portant sur la fiscalité locale, la fiscalité du patrimoine et la fiscalité écologique, étaient actuellement ouverts. Un choix devra en outre intervenir «entre la réforme de la taxe professionnelle, dans une perspective d’efficacité pour l’emploi, et celle de la taxe d’habitation, en vue de la justice sociale», a-t-il dit. Sur le projet de budget 1999, Dominique Strauss-Kahn a souligné que la hausse de 1% en volume des dépenses publiques se traduirait par une baisse de leur part dans le PIB. Il a ajouté qu’à fiscalité constante, le surplus de recettes fiscales atteindrait 50 à 55 milliards de francs qui seraient affectés pour un tiers à la réduction du déficit et pour les deux autres tiers au financement des priorités de la politique gouvernementale. En tenant compte d’un redéploiement de crédits de 20 milliards de FF qu’il a confirmé, ces priorités pourraient ainsi disposer d’une enveloppe de crédits d’environ 50 milliards de FF, a ajouté le ministre. Il a fait part de son objectif de ramener le déficit public à 2,3% du PIB en 1999 et à moins de 2% en 2000. A cet égard, Christian Sautter a rappelé l’objectif du gouvernement de dégager dès 1999 un solde primaire excédentaire pour le budget de l’Etat (hors service de la dette) et de stabiliser le poids de la dette en l’an 2000. S’agissant des comptes de la Sécurité sociale, il a réaffirmé l’objectif d’équilibrer les comptes du régime général en 1999, après un déficit d’environ 12,5 milliards de FF cette année. De son côté, Dominique Strauss-Kahn a observé, pour l’assurance maladie, une augmentation des dépenses que la progression des recettes liée à la croissance parvient à masquer. Mais, pour lui, la maîtrise des dépenses de santé reste l’objectif prioritaire du gouvernement. (Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le gouvernement français a pour objectif de retrouver une pente de croissance à long terme d’environ 2,2% et de renforcer son potentiel pour aller au-delà de ce chiffre, a déclaré le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Sautter, qui était auditionné jeudi par la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Dans un compte rendu publié vendredi, la Commission rapporte les propos de Christian Sautter, expliquant qu’après avoir réduit leur poids dans le PIB en 1998, le gouvernement avait décidé de «stabiliser les prélèvements obligatoires en 1999 afin de consolider la croissance». Le ministre des Finances, Dominique Strauss-Kahn, également entendu par la Commission, n’a pas exclu la poursuite de leur réduction l’an prochain. Il a ajouté que les priorités fiscales pour 1999 n’avaient pas encore été...