Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne et de 12 pays riverains de la Méditerranée, qui se réunissent aujourd’hui et demain à Palerme, ne pourront éviter d’aborder la délicate question du Proche-Orient, qui mine les débats de leur forum depuis sa naissance. Les 27 ministres, qui se retrouveront dans un hôtel de luxe du front de mer de la capitale sicilienne, auront du mal à ressusciter l’esprit de coopération régionale qui avait présidé à la première rencontre «Euromed» en 1995 à Barcelone. Depuis, «le climat s’est détérioré», déplore-t-on de source autorisée italienne. L’an dernier à Malte, le Proche-Orient avait accaparé tous les débats. «L’absence de progrès au Proche-Orient avait enlisé la conférence de Malte. Espérons que cela ne se renouvellera pas à Palerme», ajoute-t-on de même source. Mais les «vingt-sept» auront fort à faire, ne serait-ce que parce que l’impasse s’est aggravée au Proche-Orient et que l’un des protagonistes, Yasser Arafat, sera personnellement présent pour le leur rappeler, alors qu’Israël ne sera représenté que par un haut fonctionnaire. L’Italie, qui copréside la réunion avec la Grande-Bretagne, présidente en exercice de l’Union européenne, espère néanmoins pouvoir recentrer les débats sur les objectifs arrêtés à Barcelone: partenariats dans les domaines politique, économique, commercial, social et culturel. Ainsi, l’ambitieux projet d’en arriver avant 2010 à une zone de libre-échange euro-méditerranéenne reste à concrétiser et l’Italie estime que la conférence de Palerme doit à cet égard tirer la sonnette d’alarme. «Si le processus de paix au Moyen-Orient est important pour créer une stabilité véritable et durable, il y a d’autres problèmes à régler qui sont également importants. La stabilité en général sera à l’ordre du jour à Palerme», souligne-t-on de source italienne. Mais l’ordre du jour reste ouvert et toutes les questions sont susceptibles d’être abordées, comme la violence en Algérie ou les relations houleuses de la Turquie avec l’UE. Il n’y aura pas de communiqué final et la présidence de la conférence se bornera à tirer les conclusions de la réunion dans une déclaration de clôture. Outre les Quinze européens, la conférence réunira Israël, l’Autorité palestinienne, la Syrie, la Jordanie, le Liban, la Turquie, l’Egypte, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, Malte et Chypre. (Reuters, AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne et de 12 pays riverains de la Méditerranée, qui se réunissent aujourd’hui et demain à Palerme, ne pourront éviter d’aborder la délicate question du Proche-Orient, qui mine les débats de leur forum depuis sa naissance. Les 27 ministres, qui se retrouveront dans un hôtel de luxe du front de mer de la capitale sicilienne, auront du mal à ressusciter l’esprit de coopération régionale qui avait présidé à la première rencontre «Euromed» en 1995 à Barcelone. Depuis, «le climat s’est détérioré», déplore-t-on de source autorisée italienne. L’an dernier à Malte, le Proche-Orient avait accaparé tous les débats. «L’absence de progrès au Proche-Orient avait enlisé la conférence de Malte. Espérons que cela ne se renouvellera pas à Palerme»,...