Les tarifs des communications du téléphone portable en Egypte restent inchangés à la demande de l’Etat, faute de concurrence, bien que le réseau soit passé aux mains d’une compagnie privée, MobiNil, ont indiqué les responsables de cette société. MobiNil, représentant un consortium mené par France télécom et Motorola, avait signé le 18 avril un contrat avec la compagnie égyptienne de télécommunications Arento achetant 70% du capital de la compagnie publique du téléphone portable. En vertu de cet accord, «nous avons commencé à gérer le réseau du portable», a déclaré au cours d’une conférence de presse le directeur exécutif de MobiNil, Osmane Sultane. Pourtant, MobiNil maintiendra les tarifs sans changement car «la compagnie ne peut pas décider une réduction des tarifs sans une autorisation préalable de l’Organisme gouvernemental pour organiser la concurrence et les services de communications», créé il y a quelque mois, a indiqué M. Osmane. «Actuellement, nous sommes la seule compagnie présente sur le marché», a déclaré au cours de cette conférence de presse le président-directeur général de MobiNil, M. Naguib Sawiris, président d’Orascom, l’un des principaux conglomérats privés égyptiens. «Quand la deuxième compagnie privée de téléphone portable sera opérationnelle, la voie sera ouverte à la concurrence et à la réduction des tarifs», a-t-il ajouté. «Nous préférons qu’il n’y ait aucune restriction concernant les tarifs mais nous sommes convaincus que dans un proche avenir nous pourrons faire des réductions», a poursuivi M. Osmane. Projet de loi contre les monopoles Le 5 mars, un autre consortium international, dominé par Vodafone (GB) et Air Touch Communications, numéro un du téléphone mobile aux Etats-Unis, a obtenu la licence pour l’installation d’un deuxième réseau, appelé «Misrfone». Ce réseau devrait être opérationnel en 1999. Un projet de loi contre les monopoles, qui définit les règles de la concurrence, a été mis au point par le ministère du Commerce mais n’a pas encore été soumis au Parlement, selon une source officielle au ministère. Les télécommunications égyptiennes sont en train de passer rapidement aux mains du secteur privé: le Parlement a adopté en avril une loi sur la privatisation partielle de la compagnie publique Arento, dont la valeur globale est estimée par les experts à 28 mds EGP (quelque 8,3 mds USD). En vertu de cette loi, l’Etat conserverait toutefois 80% des actions. Le téléphone mobile a été lancé en Egypte en novembre 1996. Arento avait été dépassé par son succès et avait dû suspendre tout nouvel abonnement il y a quelques mois quand le réseau avait atteint 82.000 abonnés. MobiNil commencera fin juin à distribuer des lignes aux 20.000 abonnés qui sont actuellement sur la liste d’attente, selon M. Sultane. Les professionnels du téléphone portable tablent sur un total de 3 à 4 millions d’abonnés d’ici 5 ans pour les deux réseaux. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les tarifs des communications du téléphone portable en Egypte restent inchangés à la demande de l’Etat, faute de concurrence, bien que le réseau soit passé aux mains d’une compagnie privée, MobiNil, ont indiqué les responsables de cette société. MobiNil, représentant un consortium mené par France télécom et Motorola, avait signé le 18 avril un contrat avec la compagnie égyptienne de télécommunications Arento achetant 70% du capital de la compagnie publique du téléphone portable. En vertu de cet accord, «nous avons commencé à gérer le réseau du portable», a déclaré au cours d’une conférence de presse le directeur exécutif de MobiNil, Osmane Sultane. Pourtant, MobiNil maintiendra les tarifs sans changement car «la compagnie ne peut pas décider une réduction des tarifs sans une autorisation préalable...