Créée en 1963, la Veille météorologique mondiale (VMM), rassemblant quelque 180 pays, est une gigantesque «toile» planétaire qui assure la collecte, l’analyse et la distribution des informations indispensables aux prévisions météo. Son rôle, au sein de l’OMM (Organisation météorologique mondiale), est vital car toutes les données doivent être échangées quasi instantanément à travers le monde. Elle repose sur trois composantes: le Système mondial d’observation (SMO), qui regroupe les installations de mesure des éléments météorologiques sur terre, mer et dans l’espace, le Système mondial de télécommunications (SMT), qui permet d’échanger rapidement les données d’observation et l’information traitée, collectées dans le monde entier. La troisième est le Système mondial de traitement des données (SMTD). Le SMO comprend 10.000 stations terrestres, 7.500 stations sur navires d’observation bénévoles, plus de 600 bouées dérivantes et une centaine de bouées ancrées, 3.000 aéronefs, quatre satellites sur orbite quasi polaire et cinq géostationnaires. Ce réseau présente cependant des lacunes dans les régions océaniques, polaires et désertiques. «Appareil circulatoire» de la VMM, le SMT transporte chaque jour plus de 50 millions de caractères de données et 2.000 cartes météorologiques dans des conditions de rapidité et d’automatisme que ses inventeurs n’auraient jamais pu imaginer au début des années 60. Enfin, la vocation du SMTD est de fournir aux pays de l’OMM les analyses météorologiques et climatologiques dont ils ont besoin pour alimenter leurs services nationaux de prévisions, d’avis et d’information. L’OMM organise et coordonne l’ensemble de ce dispositif qui doit permettre à tous ses membres, y compris les plus démunis, de retirer le maximum de profit des systèmes d’observation et de la modélisation numérique. Tout n’est cependant pas «rose» au pays des météorologistes: l’Inde par exemple n’accepte pas de «disséminer» ses données d’observation météo... Autre problème, la concurrence des ondes — notamment les micro-ondes de 50 gigahertz convoitées par les satellites de téléphonie mobile — qui «pollue» des fréquences intéressantes pour la mesure de la vapeur d’eau dans l’atmosphère ou d’autres permettant la transmission de données. (AFP)
Créée en 1963, la Veille météorologique mondiale (VMM), rassemblant quelque 180 pays, est une gigantesque «toile» planétaire qui assure la collecte, l’analyse et la distribution des informations indispensables aux prévisions météo. Son rôle, au sein de l’OMM (Organisation météorologique mondiale), est vital car toutes les données doivent être échangées quasi instantanément à travers le monde. Elle repose sur trois composantes: le Système mondial d’observation (SMO), qui regroupe les installations de mesure des éléments météorologiques sur terre, mer et dans l’espace, le Système mondial de télécommunications (SMT), qui permet d’échanger rapidement les données d’observation et l’information traitée, collectées dans le monde entier. La troisième est le Système mondial de traitement des données...
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