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Actualités - Chronologie

Asmara accuse Addis-Abeba de boycotter ses ports

L’Erythrée a accusé hier l’Ethiopie de boycotter ses ports pour faire pression sur elle dans leur conflit territorial et démenti avoir elle-même fermé ses ports de Assab et de Massawa aux navires éthiopiens. «Le gouvernement éthiopien accuse l’Erythrée d’interdire ses ports à l’Ethiopie. Le gouvernement d’Erythrée rejette ces accusations sans fondement et répète que ses ports restent ouverts au trafic maritime international», a annoncé l’ambassade d’Erythrée à Abou Dhabi dans un communiqué. Au contraire, indique ce communiqué du ministère des Affaires étrangères, l’Ethiopie a décidé le 13 mai de cesser d’utiliser les ports érythréens et de détourner ses navires marchands sur Djibouti. Le même jour, la compagnie aérienne Ethiopian Airlines a cessé ses vols vers l’Erythrée et le 22 mai, l’Ethiopie a réduit les communications téléphoniques avec l’Erythrée, coupant toutes les communications par micro-ondes, ajoute le communiqué. «Ces mesures ont été prises pour renforcer l’ultimatum lancé par le gouvernement éthiopien le 13 mai, qui menace l’Erythrée de “prendre toutes les mesures nécessitées par la situation si elle ne se retire pas du territoire éthiopien”», affirme le ministère, qui utilise fréquemment son ambassade à Abou Dhabi pour diffuser ses communiqués. Un transporteur étranger à Addid-Abeba avait rapporté le 23 mai que l’Erythrée empêchait l’accès au port d’Assab, le principal débouché maritime pour le commerce éthiopien depuis l’indépendance érythréenne en 1993. Des hommes d’affaires éthiopiens cités par l’hebdomadaire «The Monitor» ont évalué à 285.000 dollars la valeur des marchandises destinées à l’Ethiopie bloquées à Assab. L’Ethiopie a commencé il y a plus d’une semaine à détourner ses marchandises sur Djibouti. L’ambassadeur érythréen à Addis-Abeba avait affirmé le 15 mai que l’Ethiopie avait décidé unilatéralement de ne pas utiliser le port d’Assab, à 80 km de la frontière éthiopienne. Les deux anciens alliés se disputent des poches de territoire à leur frontière commune, qu’Addis-Abeba accuse les forces érythréennes d’avoir envahies le 12 mai, faisant 16 morts d’après la radio éthiopienne. Le président de Djibouti Hassan Gouled Aptidon mène une médiation entre les deux pays pour désamorcer le conflit, parallèlement aux efforts des Etats-Unis et du vice-président Paul Kagamé, l’homme fort du Rwanda. (AFP, Reuters)
L’Erythrée a accusé hier l’Ethiopie de boycotter ses ports pour faire pression sur elle dans leur conflit territorial et démenti avoir elle-même fermé ses ports de Assab et de Massawa aux navires éthiopiens. «Le gouvernement éthiopien accuse l’Erythrée d’interdire ses ports à l’Ethiopie. Le gouvernement d’Erythrée rejette ces accusations sans fondement et répète que ses ports restent ouverts au trafic maritime international», a annoncé l’ambassade d’Erythrée à Abou Dhabi dans un communiqué. Au contraire, indique ce communiqué du ministère des Affaires étrangères, l’Ethiopie a décidé le 13 mai de cesser d’utiliser les ports érythréens et de détourner ses navires marchands sur Djibouti. Le même jour, la compagnie aérienne Ethiopian Airlines a cessé ses vols vers l’Erythrée et le 22 mai,...