Le ministre britannique de l’Intérieur Jack Straw a annoncé l’ouverture d’une enquête sur un livre racontant la vie de Mary Bell, meurtrière de deux enfants en 1968, alors qu’elle avait 11 ans, au sujet duquel la polémique tourne à l’hystérie dans les médias britanniques. L’auteur du livre, Gitta Sereny, une journaliste de renom âgée de 74 ans, a reconnu avoir versé de l’argent à Mary Bell, sans en révéler le montant. L’annonce de la rétribution de ce témoignage a provoqué l’émotion des familles, et le premier ministre Tony Blair a chargé son ministre de l’Intérieur de voir comment les anciens criminels pourraient à l’avenir être interdits de retirer un profit de leurs méfaits. Recevant la mère de l’une des victimes de Mary Bell, M. Straw a visiblement eu à cœur de prendre lui aussi parti dans le débat, à la suite de Tony Blair, qui avait jugé «écœurant» que Mary Bell ait touché de l’argent pour sa collaboration au livre de la journaliste Gitta Sereny. M. Straw a assuré «partager la colère» des parents des deux petits garçons étranglés «devant le fait que l’on puisse gagner de l’argent grâce aux terribles circonstances de leur mort». Il a en outre annoncé l’ouverture d’une enquête sur des informations selon lesquelles des fonctionnaires de son ministère auraient été au courant dès 1996 de ce qu’un contrat pour un livre sur la vie de Mary Bell était en projet et n’en auraient pas informé leurs supérieurs. En l’état actuel de la loi, la manœuvre est largement rhétorique. Mais M. Straw a annoncé son intention de durcir la législation pour interdire à d’anciens criminels de tirer profit de leurs actes de cette façon. June Richardson, la mère de la première victime de Bell, s’est déclarée satisfaite de ce que «quelque chose de positif a été fait» après sa rencontre avec M. Straw. Elle a aussi souhaité que l’argent reçu par Mary Bell, ainsi que celui payé à l’auteur du livre, soit versé à des œuvres caritatives. Gitta Sereny a expliqué que l’argent versé à Mary Bell visait à la dédommager de la centaine d’heures d’interviews qu’elle lui avait accordées, la contraignant à abandonner son travail, et également pour la remercier d’avoir accepté d’évoquer longuement son enfance, pendant laquelle sa mère prostituée la livrait à ses clients. (AFP)
Le ministre britannique de l’Intérieur Jack Straw a annoncé l’ouverture d’une enquête sur un livre racontant la vie de Mary Bell, meurtrière de deux enfants en 1968, alors qu’elle avait 11 ans, au sujet duquel la polémique tourne à l’hystérie dans les médias britanniques. L’auteur du livre, Gitta Sereny, une journaliste de renom âgée de 74 ans, a reconnu avoir versé de l’argent à Mary Bell, sans en révéler le montant. L’annonce de la rétribution de ce témoignage a provoqué l’émotion des familles, et le premier ministre Tony Blair a chargé son ministre de l’Intérieur de voir comment les anciens criminels pourraient à l’avenir être interdits de retirer un profit de leurs méfaits. Recevant la mère de l’une des victimes de Mary Bell, M. Straw a visiblement eu à cœur de prendre lui aussi parti...
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