l JOHN BOORMAN (Prix de la mise en scène): «Le Festival de Cannes est le dernier bastion de ce que devrait être le cinéma. On peut aujourd’hui se passer des réalisateurs, les producteurs font la pluie et le beau temps. Le «Titanic» est l’exemple extrême de ces productions qui écrasent tout sur leur passage par d’énormes campagnes de publicité, qui font le vide autour d’elles par le seul pouvoir de l’argent». l THOMAS VINTERBERG (Prix du jury ex aequo avec Claude Miller, pour «Festen»: «Je suis très surpris et honoré. C’est une récompense pour mes «frères» du Dogme 95. Nous avons jeté une pierre à l’eau. On va maintenant voir quel effet cela produit. Je n’ai pas pour autant envie de réaliser mon prochain film selon le même principe, ce serait me répéter». l ROBERTO BENIGNI (Grand prix pour «La vie est belle»): «Je le savais déjà il y a quinze jours. Gilles Jacob me l’avait dit (rires). C’est un rêve. Me retrouver à côté de Theo Angelopoulos, c’est formidable. Je le considère comme un génie» l THEO ANGELOPOULOS (Palme d’or): «J’avais déjà obtenu ma plus grande récompense avec l’accueil qui a été fait à la projection de la soirée de gala. J’ignore si le palmarès représente un renouveau pour le cinéma européen, mais on voit que des jeunes existent, comme Erick Zonca, Thomas Vinterberg. J’appartiens à une génération qui se dirige lentement vers la fin de sa carrière». l CLAUDE MILLER (Prix du jury ex aequo, pour «La classe de neige»): «La sélection montre qu’il existe un cinéma à côté de «Godzilla». J’appelle cela «l’autre cinéma», un cinéma d’expression personnelle. Ce cinéma fait avec le cœur est bel et bien vivant». l ERICK ZONCA (dont le film «La vie rêvée des anges» a valu le Prix d’interprétation féminine ex aequo à ses comédiennes Elodie Bouchez et Natacha Régnier): «Le palmarès montre qu’il y a des jeunes cinéastes en Asie, en Europe, mais aussi aux Etats-Unis, des réalisateurs qui ne pensent pas uniquement à Hollywood». l ELODIE BOUCHEZ ET NATACHA RÉGNIER (Prix d’interprétation féminine ex aequo): «Le prix ne va pas forcément influencer nos choix pour l’avenir, nous continuerons à nous déterminer au feeling, en fonction du cœur et du ventre». l PETER MULLAN (Prix d’interprétation masculine): «Tout acteur vous dira que la meilleure récompense qu’il puisse recevoir, c’est le rôle». l MARC LEVIN (Caméra d’or): «On m’avait dit que mon film n’était pas fait pour Cannes. Le choix du jury montre que le monde est sans doute plus ouvert qu’on ne le pense à ce genre de film. Il y a une faim pour l’authenticité et la vérité. Ce sont nos meilleures alliées». (AFP)
l JOHN BOORMAN (Prix de la mise en scène): «Le Festival de Cannes est le dernier bastion de ce que devrait être le cinéma. On peut aujourd’hui se passer des réalisateurs, les producteurs font la pluie et le beau temps. Le «Titanic» est l’exemple extrême de ces productions qui écrasent tout sur leur passage par d’énormes campagnes de publicité, qui font le vide autour d’elles par le seul pouvoir de l’argent». l THOMAS VINTERBERG (Prix du jury ex aequo avec Claude Miller, pour «Festen»: «Je suis très surpris et honoré. C’est une récompense pour mes «frères» du Dogme 95. Nous avons jeté une pierre à l’eau. On va maintenant voir quel effet cela produit. Je n’ai pas pour autant envie de réaliser mon prochain film selon le même principe, ce serait me répéter». l ROBERTO BENIGNI (Grand prix pour «La...
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