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Actualités - Chronologie

Godzilla : le Pop Corn sur grand écran

Il y a dix ans, Jean Reno ouvrait le Festival de Cannes avec le «Le grand bleu» de Luc Besson: devenu depuis un des rares comédiens français à pouvoir prétendre faire carrière aux Etats-Unis, il est revenu depuis dimanche avec «Godzilla», héros du film qui a eu les honneurs de la clôture. Cette 51e édition s’était déjà ouverte sous les couleurs du cinéma américain, avec «Primary Colors» de Mike Nichols. Un moyen de saluer la première cinématographie mondiale. Un qualificatif qu’on ne peut appliquer à «Godzilla», la dernière production de Roland Emmerich («Stargate», «Independence Day»). Le public cannois, après les spectateurs américains, a pu en effet découvrir en avant-première européenne une nouvelle illustration du cinéma «pop corn» tel qu’il se fabrique dans les studios hollywoodiens. Emmerich signe la 24e adaptation des aventures du redoutable saurien créé en 1954 par Tomoyuki Tanaka. La créature — dont le nom original de Gojira était la contraction des mots japonais «gorille» et «baleine» — qui sommeillait paisiblement, est réveillée cette fois par des essais nucléaires menés du côté de Mururoa par les Français. Le monstre n’est pas content. Pourtant, ce n’est pas sur Paris qu’il met le cap pour manifester son déplaisir, mais sur New York, la «ville qui ne dort jamais». Car Godzilla y a trouvé un nid pour pondre: le Madison Square Garden. La situation est grave. Mais l’US Army veille. Le gouvernement américain arrache le scientifique Nick Tatopoulos (Matthew Broderick) à ses recherches sur les vers de Tchernobyl pour neutraliser la terreur saurienne. Très intéressé aussi par les dégâts de l’immense bête («plus grande que la Statue de la Liberté»), il y a un énigmatique agent d’assurances français, Philippe Roche (Jean Reno). Lui ne semble redouter qu’une seule chose: le café américain. Avant de rendre l’âme dans un fracas d’effets spéciaux et d’assauts sonores qui mettent à dure épreuve rétine et oreilles du spectateur, Godzilla opposera une forte résistance (2h06 à l’écran) et laissera à la postérité un petit Godzilla, annonciateur de ces suites dont Hollywood raffole. Le «Godzilla» 98 est avant tout une immense machinerie qui permet au réalisateur de faire étalage de sa maîtrise de la technologie. 90% des images ont été réalisées sur ordinateur, un outil qui n’a pas pour autant mis les hommes au chômage: Jean Reno a précisé en conférence de presse que le film avait requis 7.000 personnes et qu’il y en avait 400 en permanence sur le plateau. «Godzilla» a coûté 120 millions de dollars, somme à laquelle il faut ajouter 50 millions de publicité. Il sera rentable à partir de 240 millions de dollars de recettes sur le territoire américain. La bataille au box-office sera rude car «Godzilla» va affronter dans les semaines qui viennent des adversaires encore plus redoutables que Jean Reno: «Armageddon», de Michael Bay (qui sortira sur les écrans américains le 1er juillet), l’adaptation cinématographique de la série TV «The X Files», et le nouveau Steven Spielberg («Saving Private Ryan»). (AFP)
Il y a dix ans, Jean Reno ouvrait le Festival de Cannes avec le «Le grand bleu» de Luc Besson: devenu depuis un des rares comédiens français à pouvoir prétendre faire carrière aux Etats-Unis, il est revenu depuis dimanche avec «Godzilla», héros du film qui a eu les honneurs de la clôture. Cette 51e édition s’était déjà ouverte sous les couleurs du cinéma américain, avec «Primary Colors» de Mike Nichols. Un moyen de saluer la première cinématographie mondiale. Un qualificatif qu’on ne peut appliquer à «Godzilla», la dernière production de Roland Emmerich («Stargate», «Independence Day»). Le public cannois, après les spectateurs américains, a pu en effet découvrir en avant-première européenne une nouvelle illustration du cinéma «pop corn» tel qu’il se fabrique dans les studios hollywoodiens....