L’Egypte prône une privatisation à pas mesurés de son immense secteur public, hérité du régime nassérien, afin de prévenir des mouvements sociaux préjudiciables à son développement, ont expliqué des ministres égyptiens à des chefs d’entreprise français. Cette politique a été exposée à l’occasion de la visite en France du président Hosni Moubarak, reçu par le Conseil national du patronat français (CNPF). Les PDG Michel Bon pour France Télécom, Thierry de Beaucé pour Vivendi (ex-Générale des Eaux), Didier Pineau-Valencienne pour Schneider (matériel électrique), engagés depuis plusieurs années en Egypte, ont tour à tour montré leur intérêt pour d’éventuelles privatisations dans les secteurs de l’eau, de l’électricité et des télécommunications. Ils ont obtenu des réponses nuancées: «Oui à la privatisation mais à pas mesurés», ont dit en substance le ministre de l’Economie, Youssef Boutros-Ghali et le ministre des Privatisations, Atef Ebeid. M. Ebeid a souligné que la privatisation du secteur public était un «engagement politique ferme de l’Etat» et qu’il ne fallait pas s’attarder plus longtemps sur les problèmes du rythme à laquelle elle serait conduite. Il a ajouté cependant que l’Egypte ne voulait «pas subir les conditions du marché» et brader des entreprises dont elle espère tirer le maximum. Le gouvernement doit mettre sur le marché une soixantaine d’entreprises en 1998 et une soixantaine d’autres en 1999. Le Parlement égyptien est en train d’examiner un projet de loi sur la privatisation des banques publiques. Les assurances devraient suivre. Dans les télécommunications, la privatisation est effective dans la téléphonie mobile, où France Telecom vient d’obtenir une licence d’opérateur en association avec Motorola. Mais elle est très partielle dans la téléphonie fixe où l’Etat conserve 80% des parts de la compagnie publique, transformée en société anonyme, ainsi que dans l’électricité et l’eau. En réponse aux patrons français, le président Moubarak a confirmé que la privatisation totale des télécommunications n’était pas à l’ordre du jour. S’agissant des investissements dans le secteur électrique, il a marqué sa préférence pour les contrats de BOT (Build Operate Transfer). Aux termes de ces contrats, l’investissement est à la charge du partenaire étranger. Celui-ci obtient en contrepartie la gestion et la commercialisation du service à des prix libres pour une période donnée, à la suite de laquelle la propriété des installations est transférée à l’Etat. L’américain Bechtel vient d’obtenir un contrat de ce type pour la construction d’une centrale électrique en Egypte. «Je vous conseille de faire très attention aux prix. Il ne faut pas qu’ils grimpent au plafond», a averti le président Moubarak. (AFP)
L’Egypte prône une privatisation à pas mesurés de son immense secteur public, hérité du régime nassérien, afin de prévenir des mouvements sociaux préjudiciables à son développement, ont expliqué des ministres égyptiens à des chefs d’entreprise français. Cette politique a été exposée à l’occasion de la visite en France du président Hosni Moubarak, reçu par le Conseil national du patronat français (CNPF). Les PDG Michel Bon pour France Télécom, Thierry de Beaucé pour Vivendi (ex-Générale des Eaux), Didier Pineau-Valencienne pour Schneider (matériel électrique), engagés depuis plusieurs années en Egypte, ont tour à tour montré leur intérêt pour d’éventuelles privatisations dans les secteurs de l’eau, de l’électricité et des télécommunications. Ils ont obtenu des réponses nuancées: «Oui...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.